Le Labour défend le maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE

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    BIRMINGHAM, Grande-Bretagne, 1er décembre (Reuters) - La 
Grande-Bretagne sera plus à même de combattre le terrorisme si 
elle reste membre de l'Union européenne et une sortie du bloc 
communautaire la rendrait moins sûre, a déclaré mardi Alan 
Johnson, chef de file de la campagne travailliste "In For 
Britain" en faveur du maintien. 
    Londres cherche à convaincre les autres Etats membres de 
l'Union européenne d'accorder de nouvelles dérogations au 
Royaume-Uni avant la tenue, en 2017 au plus tard, d'un 
référendum sur l'appartenance à l'UE que le Premier ministre 
David Cameron a promis d'organiser lors de sa campagne 
électorale. 
    Alan Johnson, député travailliste et ancien ministre de 
l'Intérieur, a déclaré que les attentats de Paris montraient 
l'importance de maintenir des relations étroites avec les autres 
pays de l'Union européenne. 
    "Du mandat d'arrêt européen au partage d'informations sur 
les terroristes, la rapidité de notre réaction est vitale et la 
leçon que nous tirons de Paris est claire: pour combattre le 
terrorisme, nous devons nous tenir aux côtés de nos alliés en 
Europe", a-t-il dit devant des membres du Parti travailliste 
réunis à Birmingham, dans le nord de l'Angleterre. 
    "La sécurité européenne est inextricablement liée à la 
coopération étroite que permet l'appartenance à l'Union 
européenne", a-t-il ajouté. 
    "Nous ne devons pas nous couper des efforts transfrontaliers 
destinés à combattre le terrorisme, à garantir la sûreté de 
notre pays, à garantir la protection de notre peuple." 
    Pour Alan Johnson, qui a regretté le manque d'implication du 
Labour dans la défense de l'appartenance de la Grande-Bretagne à 
l'UE, en quittant le bloc, le royaume serait condamné à 
l'isolement. 
    "Face aux défis de la crise des réfugiés ou de l'agression 
russe aux frontières de l'Union, la Grande-Bretagne est plus 
forte lorsqu'elle travaille avec ses alliés, lorsqu'elle 
s'engage pour la paix, la démocratie et le droit international", 
a-t-il dit. 
 
 (Kylie MacLellan,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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