Le label «Produit en Bretagne» a 20 ans

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Dès le début, les grands acteurs de la distribution ont été associés au développement du label. Pour les producteurs, il constitue un véritable «accélérateur de business».

Un logo bleu et jaune aussi kitchissime qu'efficace. D'ailleurs, les chiffres sont éloquents: selon un sondage TMO de juin 2010, son taux de notoriété atteint 97% en Bretagne, 78% dans les départements limitrophes et 49% en Ile-de-France. Mieux encore: 89% des Bretons et 68% des Franciliens interrogés déclarent n'être jamais déçu par un article estampillé Produit en Bretagne. «C'est une vraie marque car elle génère de la préférence et donc de l'acte d'achat», résume Malo Bouëssel du Bourg directeur de cette association qui fonctionne à 85% sur les cotisations de ses adhérents (1) dont 44% sont dans l'agro-alimentaire.

La grande force de ce modèle de développement économique territorial est d'avoir dès le début associé les acteurs de la grande distribution. Leclerc la première année, Système U la deuxième et ensuite tous les grands noms comme Auchan, Carrefour ou encore Géant Casino. «Nous refusons les hard discounters comme Lidl, Leader Price ou encore Netto car leur seule stratégie est celle du prix. Ils ne partagent pas notre travail sur le développement de l'emploi et de la valeur ajoutée des produits», estime Germain Le Dréau, patron d'un Super U à Landudec (Finistère) et président de la commission «commerce» qui réunit 140 représentants de la grande distribution et fournisseurs.

Un «accélérateur de business»

Chaque année, cette commission élabore un prospectus de 16 pages distribué dans 2 millions de boîtes aux lettres et présentant une large sélection de produits bretons. «L'an passé, six cents points de vente ont travaillé sur cette opération commerciale. Pour les fournisseurs, c'est un sacré booster», estime-t-il. Sans compter le rendez-vous annuel que tout adhérent peut demander à chaque enseigne. «La négociation demeure avec tout ce qu'elle a de difficile. Mais le réseau Produit en Bretagne facilite la relation, vient mettre de l'humanité, c'est une bannière autour de laquelle, nous nous regroupons tous», estime Bruno Degrenne, directeur commercial de Carabreizh, un petit fabricant de crème de caramel au beurre salé. Implantée à Belle-Ile, cette confiserie de 20 personnes plébiscite l'effet démultiplicateur du réseau. «Un accélérateur de business incontestable», résume Bruno Degrenne.

Aussi, l'idée d'une marque «France» les séduit peu. Non pas que ces chefs d'entreprise ne souhaitent pas développer leur chiffre d'affaires mais parce qu'ils redoutent vitesse et précipitation. «Produit en Bretagne ce n'est pas qu'un logo. Derrière tout cela, il y a vingt ans de travail à plusieurs, issus de secteurs d'activités et de fonctions différents pour élaborer le cahier des charges qui permet d'intégrer notre association. C'est cela qui nous vaut la confiance des consommateurs, pas autre chose», prévient Loïc Hénaff, directeur général de la conserverie finistérienne.

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  • ZOE33 le lundi 11 fév 2013 à 14:57

    produit en Bretagne ou en France, achetons avant tout ce qui est fabrique chez nous si l'on veut maintenir un tissu économique, et des emplois!

  • M5798011 le lundi 11 fév 2013 à 08:56

    Produit en Bretagne avec de la matière première qui vient d'où ? avec des arômes qui viennent de France ( Grasse)et des cochons en batterie pour avoir un produit fini peu cher.Mais bravo pour la réussite mais très peu pour moi .Les sardines c'est pareil : à 90 % des décongelées du Maroc ou du Portugal.C'est notre époque .