Le label écologique pour les placements relancé

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L'initiative proposée par la Caisse d'épargne en 2007 avait été suspendue en 2010. Les Amis de la Terre entendent faire pression sur le gouvernement pour la relancer.

L'association Les Amis de la Terre a demandé lundi au gouvernement de rendre «obligatoire» un étiquetage développement durable des produits financiers pour permettre aux épargnants d'évaluer l'impact de leur épargne sur l'environnement. L'initiative mise en place en 2007 par le Groupe Caisse d'Épargne «est l'un des engagements non tenus du Grenelle de l'environnement» affirme l'association dans un communiqué. Ce procédé qui permet de calculer les émissions de CO2 pour tous les produits et les services bancaires avait été expérimenté en 2008 par le groupe BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne) avant d'être interrompu en 2010, entraînant la dissolution du groupe de travail composé des Caisses d'épargne, de la Maïf, de la Macif, de l'Observatoire testé pour vous , de l'Ademe, et des organisations non gouvernementales WWF et les Amis de la Terre.

Étiqueter tous les produits

«Contrairement aux Banques Populaires, nous estimons que cet étiquetage ne doit pas s'appliquer aux seuls produits déjà «verts» mais à la totalité des produits financiers proposés» précise Yann Louvel, des Amis de la Terre sur le site Latribune.fr . Les Amis de la Terre juge pourtant que la méthode d'évaluation est toujours aussi innovante. Trois critères permettent d'étiqueter les produits: la sécurité, la responsabilité sociale et l'incidence sur le climat des placements en calculant les émissions induites par les activités financées grâce aux investissements. Le groupe BPCE explique en revanche au journal Le Monde que «la méthodologie n'est pas arrêtée mais suspendue car elle est trop complexe et trop lourde à appliquer. Les clients avaient des difficultés à comprendre le dispositif et les conseillers financiers également.»

Depuis plusieurs années, les Amis de la Terre évaluent l'impact des banques sur le climat non seulement à travers la consommation d'énergie de leurs bâtiments ou le transport des salariés, mais aussi en prenant en compte les émissions de CO2 des secteurs dans lesquels elles investissent. L'association avait publié en novembre 2010 le «premier classement carbone des grandes banques françaises». Cette initiative a «permis de démontrer de façon concrète et à grande échelle qu'il était possible d'imposer une traçabilité des produits financiers» explique à l'AFP Yann Louvel. C'est pourquoi l'ONG se tourne aujourd'hui vers le gouvernement pour lui demander que «l'étiquetage développement durable soit également rendu obligatoire pour tous les produits financiers». La décision de cesser l'expérimentation «est d'autant plus inexcusable que la crise financière a magistralement démontré l'absence et la nécessité d'une transparence des produits financiers» conclut l'association.

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