Le Kremlin répond à Merkel sur les frappes aériennes en Syrie

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    MOSCOU, 9 février (Reuters) - Rien ne prouve que les frappes 
aériennes russes en Syrie ont causé des pertes civiles, a 
affirmé mardi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, 
rejetant les accusations de la chancelière allemande Angela 
Merkel. 
    Lundi, lors d'une visite en Turquie, Angela Merkel a dénoncé 
les bombardements russes en Syrie qui ont jeté sur les routes 
des dizaines de milliers de civils, laissant entendre que ces 
frappes violaient une résolution du Conseil de sécurité des 
Nations unies approuvée en décembre par Moscou.   
    Pour sa part, le président du Conseil européen, Donald Tusk, 
a déclaré que les opérations militaires russes ne faisaient 
qu'aider le gouvernement "criminel" du président Bachar al 
Assad. 
    "Malgré l'énorme accumulation de déclarations de ce genre, 
personne jusqu'ici n'a été en mesure d'apporter le moindre début 
de preuve", a affirmé Dmitri Peskov. 
    A propos des relations entre son pays et la Turquie, le 
porte-parole du Kremlin a souligné qu'elles n'avaient jamais été 
aussi mauvaises depuis des dizaines d'années. 
    "La Turquie a commis des actes agressifs et ignobles envers 
la Russie, elle ne s'est pas expliquée et n'a pas présenté 
d'excuses convenables", a-t-il ajouté. 
    La chasse turque a abattu en novembre dernier un bombardier 
russe Su-24 à la frontière syrienne, Ankara affirmant que cet 
appareil avait violé l'espace aérien turc. 
 
 (Maria Tsvetkova, Guy Kerivel pour le service français) 
 
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