Le «Kerviel» d'UBS risque 10 ans de prison

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Le trader est accusé d'avoir fait perdre 1,8 milliard à la banque suisse. Pour Jérôme Kerviel, qui attend son jugement pour des faits similaires, le déroulement de ce procès est important.

Le cas est étonnament proche de celui de Jérôme Kerviel à la Société Générale. Il y a tout juste un an, le 15 septembre 2011, Kweku Adoboli est subitement arrêté par la police. À 31 ans, le trader brillant et respecté, est accusé d'avoir fait perdre 1,8 milliard d'euros à la banque suisse UBS, après avoir -mal- parié sur des produits financiers dans des proportions démentielles et non autorisées. Du jour au lendemain, Kweku Adoboli est aspiré par un tourbillon médiatique et passe derrière les barreaux. Quasi-simultanément, le scandale financier décapite UBS: son patron Oswald Grübel, qui se sent «responsable» mais pas «coupable» démissionne. À la Société Générale, Daniel Bouton avait fini par quitter la présidence un an après l'éclatement de l'affaire Kerviel en janvier 2008.

Vendredi, à la Cour criminelle de Southwark, le procès de Kweku Adoboli entrera dans le vif du sujet. Sacha Wass, la procureure, va présenter les faits aux jurés. Durant de...

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