Le Kenya devrait mieux gérer ses forêts

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Commodesk - Le Kenya gagnerait à améliorer la gestion de ses forêts, estime le rapporteur du programme des Nations unies sur l'environnement (PNUE), constatant que le pays perd chaque année 70 millions de dollars à cause de la déforestation.

5.000 hectares par an sont détruits au Kenya, pour produire du charbon ou du bois de construction, des cultures dispersées, comme les plantations de marijuana, des pâturages ou des habitations, note le rapport sur la Contribution des forêts à l'économie kenyane. Les effets négatifs coûtent quatre fois plus au pays que les bénéfices estimées de ces diverses activités, souvent illégales.

Les forêts kenyanes sont des châteaux d'eau précieux, d'autant plus que le Kenya tire une bonne part de son énergie des barrages. Elles ont un effet atténuateur sur le climat. Or, ces dix dernières années, la sécheresse a causé plusieurs crises économiques. L'eau a manqué à l'agriculture, les coûts d'assainissement ont augmenté, la malaria a progressé (alors que les forêts sont un filtre naturel), et le pays a importé du bois. Les rapporteurs suggèrent par conséquent au Kenya un verdissement de son économie.

Au-delà des 6 dollars par tonne que rapportent les forêts en crédit carbone, leur mise en valeur représenterait une contribution de 3,6% au budget public, supérieure à l'estimation actuelle de 1,1%.

Le ministre des Forêts Noah Wekesa met en avant la volonté de conserver l'écosystème, comme cela a été entrepris pour 21.000 hectares de la forêt Mau avec l'appui du PNUE.
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