Le judaïsme français à la croisée des chemins

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Joël Mergui à la synagogue de la Victoire à Paris lors des commémorations de la rafle du Vel-d'Hiv, en septembre 2012.
Joël Mergui à la synagogue de la Victoire à Paris lors des commémorations de la rafle du Vel-d'Hiv, en septembre 2012.

La crise ouverte par la démission de Gilles Bernheim va-t-elle enfin se clore ? Quatorze mois après le départ du grand rabbin de France, rattrapé par des affaires de plagiats et de faux diplôme, l'assemblée générale du Consistoire central doit lui choisir ce dimanche un successeur. Une élection atypique : loin des duels au sommet dont l'institution avait l'habitude, elle voit cette fois dix candidats en lice dont aucun, de l'avis général, ne s'impose d'évidence. Le symptôme d'un affaiblissement de la fonction ? Certains aujourd'hui l'interrogent, quand ils ne la remettent pas franchement en cause.Premier sujet d'inquiétude : le projet de réforme défendu par Joël Mergui, réélu président du consistoire de Paris en janvier 2013 et qui cumule, depuis, ce poste avec celui de président du Consistoire central. Celui-ci souhaite, en effet, voir fusionner les deux organes. Une réforme visant, pour ses défenseurs, à simplifier leur fonctionnement et à réaliser des économies d'échelle, alors que la région parisienne concentre désormais la moitié de la communauté juive de France. Mais où certains craignent un durcissement de la ligne très orthodoxe défendue par Joël Mergui et une prévalence de son rôle sur celui du grand rabbin. De fait, Mergui prévoyait au départ de rapprocher les institutions dès juin 2014, en repoussant à l'automne l'élection du successeur de Bernheim. PétitionPlusieurs responsables de communautés s'en sont...

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