"Le journal de Polina" : la guerre de Tchétchénie avec des yeux d'enfant

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Polina Jerebtsova.
Polina Jerebtsova.

Certaines vérités sont dérangeantes. Surtout quand elles sortent de la bouche d'un enfant. En racontant au quotidien les horreurs de la seconde guerre de Tchétchénie, Polina Jerebtsova a en tout cas provoqué l'ire des autorités de Moscou, décidées à cacher la réalité des massacres perpétrés durant une décennie (1999-2009) dans cette petite république du Caucase appartenant à la Fédération de Russie. Après une première confrontation entre l'armée russe et les indépendantistes tchétchènes de 1994 à 1996, ce nouveau conflit, officiellement qualifié par Moscou d'"opération antiterroriste", s'est achevé avec la mise en place à Grozny d'un gouvernement pro-russe.

Les deux guerres se sont soldées, selon les ONG, par la mort de 100 000 à 300 000 personnes, soit 10 % de la population de Tchétchénie. "Le génocide visait avant tout la population civile de Tchétchénie, indépendamment de ses origines ethniques", lance d'emblée Polina Jerebtsova. Fille d'une mère russe et d'un père tchétchène, cette jeune femme au visage rond a vécu 27 ans à Grozny. Issue d'une famille d'écrivains, la jeune Russe a tenu un journal intime dès l'âge de neuf ans. "C'était une tradition dans ma famille", confie-t-elle au Point.fr. "Toutes les femmes tenaient un carnet secret jusqu'au mariage."

"Moyens d'extermination"

Mais ce qui n'était au départ qu'un simple cahier d'enfant prend une tout autre valeur à la mort de son grand-père maternel,...

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