Le journal de guerre de Danièle Kriegel (8) : la trêve, malgré tout

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Une femme palestinienne sous une tente improvisée dans les jardins de l'hôpital Al-Shifa, à Gaza City le 27 juillet.
Une femme palestinienne sous une tente improvisée dans les jardins de l'hôpital Al-Shifa, à Gaza City le 27 juillet.

Jérusalem, lundi 28 juillet. Premier jour de la trêve. Il est 6 heures du matin. Comme depuis 21 jours, je me suis levée très tôt. Première tâche : vérifier que la nouvelle avec laquelle je suis allée dormir est toujours d'actualité. À Gaza les combats se sont presque arrêtés. Et en Israël, les sirènes d'alerte annonçant l'arrivée d'un tir de roquette du Hamas ont quasiment cessé de retentir. À 6 heures, c'est encore vrai. Ce matin, dans l'enclave palestinienne, les armes s'étaient tues. L'armée "n'opère" plus. Et les soldats, encore sur place, ont reçu l'ordre de n'ouvrir le feu que si le Hamas les attaque directement. En parallèle, parce qu'il ne s'agit encore que d'un cessez-le-feu et non d'un accord définitif, les militaires ont été autorisés à continuer la destruction des tunnels qu'ils n'ont pas encore démolis. Dans le sud et le centre du pays, la nuit a été calme. On déplore pourtant trois tirs de roquettes en direction d'Ashkelon, la station balnéaire de la côte sud. Et à midi, heure locale, les télés annoncent des échanges de tirs dans Gaza. L'aviation a bombardé les trois sites d'où venaient les roquettes. Le cessez-le-feu peut-il tenir ? Un dimanche incertainCe troisième dimanche de la guerre a été fou. Alors que l'un des belligérants acceptait une trêve (toujours définie comme humanitaire), l'autre la rejetait et vice-versa. Vers 23 heures, cela sentait la fin de partie après le carton jaune venu...

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