Le jour où un Caen-PSG a tout changé

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Le jour où un Caen-PSG a tout changé
Le jour où un Caen-PSG a tout changé

19 avril 2008, un PSG en mauvaise posture se rend à Caen. Le club de la capitale est englué dans une saison de merde, rien ne va, et le duo Paul Le Guen-Alain Cayzac est au bord de la rupture. À D'Ornano, les Parisiens vont prendre une gilfe (0-3) avec un but de Yoan Gouffran qui, trois mois auparavant, avait refusé de rejoindre la capitale malgré un pré-contrat signé. Cette gifle caennaise va tout changer au PSG.

Avant de parler d'un match, il faut se rappeler de son contexte. En l'occurrence, le fameux "contexte parisien" qui change tout. Déjà à la rue en Ligue 1, mais vainqueur de la Coupe de la Ligue face à Lens un mois plus tôt, le club de la capitale est empêtré dans la dite "affaire de la banderole" depuis qu'une partie de ses supporters a tenté une sortie humoristique sur les Ch'tis au SDF, surfant sur la vague du film Bienvenue ches les Ch'tis. C'est tombé à plat. L'affaire prend des proportions énormes, la police scientifique est même mandatée pour trouver qui sont les auteurs de l'offense. Après un mois d'enquête, Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'Intérieur, sort la hache. Les Boulogne Boys - la banderole a été confectionnée dans leur local du Parc des Princes - sont dissous le 17 avril, deux jours avant un déplacement périlleux à Caen, une autre équipe mal classée. Autant dire que la préparation du match se passe dans la sérénité la plus incroyable du côté de Paname. Ce match est une question de survie. D'autant que le PSG reste sur deux défaites : à Nancy (0-1) et contre Nice (2-3), match après lequel Armand et Pauleta se foutent sur la gueule. Tout va bien, quoi.

Huit joueurs défensifs alignés


À D'Ornano, le match ressemble aux 34 précédents du PSG. Une équipe qui doute, qui ne gagne plus à l'extérieur depuis 4 mois et qui serre les fesses à la moindre offensive adverse. À la pause, le score est de 0-0, mais le PSG est friable. Paul Le Guen ne sait plus quoi faire, alors il a bétonné avec huit joueurs défensifs au coup d'envoi : Mendy, Sakho, Armand, Yepes et Camara en défense, Bourillon, Clément et Chantôme dans le cœur du jeu et un duo Pauleta-Luyindula perdu en pointe. C'est lent. Apeuré. Friable. Et la seconde mi-temps sera un véritable trou noir. Deroin, Lemaître, puis Gouffran viendront crucifier Landreau en moins de quarante minutes. Et le dernier but de Gouffran fait peut-être plus mal que les autres. En effet, alors que tout était signé pour que le jeune attaquant rejoigne le PSG en janvier, il a préféré renier l'accord financier trouvé entre les deux présidents et une promesse qu'il aura faite au président du club parisien pour rester en Normandie. Pas envie de se frotter au bordel parisien du moment. Son troisième but est un véritable coup de poignard pour…


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