Le jour où un ballon de plage a plombé Liverpool

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Des 166 parties disputées entre Sunderland et Liverpool, une retient l'attention plus que les autres. En 2009, la bourde d'un fan en tribunes avait coûté extrêmement cher à Liverpool. Récit d'un moment de folie, qui redéfinit très clairement le "but casquette".

17 octobre 2009. Sous une grisaille typique du nord-est de l'Angleterre, quelque 47 000 Black Cats et Reds se massent au Stadium of Light pour voir leurs protégés se rentrer dans le lardon. Après le nul concédé dans le "Fergie Time" la semaine passée à Old Trafford, Sunderland escompte bien résister au second plus gros palmarès national. Il faut dire qu'il y a de quoi. Portés par un Darren Bent épatant, buteur à 7 reprises en 8 rencontres, les hommes de Ricky Sbragia pointent juste derrière Liverpool au classement. D'autant que le jeu des hommes au maillot floqué d'un Liver Bird commence à battre de l'aile. Vice-champion l'année passée, le brillant cycle de Rafa Benítez semble en bout de course, à tel point qu'il s'agissait là du pire départ du club depuis 1987. Déjà battus trois fois durant ce début d'exercice (notamment face à Tottenham puis Chelsea, les deux seuls gros qu'ils aient joué pour l'instant), Liverpool accuse également des indisponibilités préjudiciables, le duo Gerrard-Torres en tête. Mais ce ne sont ni Ricky Sbragia, ni Rafa Benítez ou le fait que Ryan Babel soit aligné seul en pointe qui a donné un souvenir impérissable à tous les amateurs de foot anglais.

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"Je suis allé directement dans mon jardin et j'ai vomi"

Pour trouver le champion de ce match, il faut rechercher dans le parcage visiteur. Là, écharpe rouge et blanche autour du cou, un ado et quelques uns de ses potes jouent naïvement avec un ballon de plage, en attendant le coup d'envoi de la rencontre. Callum Campbell, 16 ans, décide alors de l'envoyer sur le pré, sans raison apparente si ce n'est l'envie de voir jusqu'où volera-t-il. Une poignée de secondes plus tard, les joueurs entrent sur le terrain. La joute peut donc commencer. Problème : personne ne se soucie du ballon qui zigzague à sa guise près du but gardé par Pepe Reina. "Je ne peux pas croire que le ballon soit resté à côté de la pelouse. Ç'aurait pris quelques secondes à n'importe quel steward pour l'éloigner ou même l'aplatir. Mais personne ne s'en souciait. Et puis il a commencé à rouler, porté par le vent. Juste au mauvais moment..." Ce mauvais moment dont parle Callum, c'est cette frappe contrée par la balle…



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