Le jour où Míchel a mis un chat-bite à Valderrama

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Quand il arrive à Marseille cet été, Michel est un inconnu ou presque. En France, tout du moins. Car en Espagne, on se souvient encore de l'un des plus beaux gestes techniques de ces dernières décennies.

C'est bientôt la fin de la première période et le tableau d'affichage du Santiago Bernabéu n'affiche toujours aucun but. Corner pour le Valladolid de Valderrama, la star colombienne qui vient juste d'arriver en provenance de Montpellier. En face, c'est le Real Madrid de Fernando Hierro et de Míchel. Jusqu'ici, à part quelques tacles et quelques coups d'épaule, tout se déroule dans le fair-play absolu. Jusqu'à ce que l'actuel entraîneur de Marseille disjoncte.

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C'est le va-et-vient dans la surface, Míchel se fait gronder une première fois par l'arbitre, s'excuse et prend l'homme touffe-moustache au marquage. Soudainement, furtivement, de façon assez inexplicable, il lui tripote le paquet. Pas de réaction. Carlos semble croire au hasard. Míchel le regarde. Carlos l'évite. Alors Míchel décide d'y aller vraiment franco. Un bon gros chat-bite de cour d'école. Là, c'en est trop. Carlos ne peut plus feindre l'ignorance ou prétendre à l'accident : "Qu'est-ce qui se passe mec ? Tu aimes ça ?" Face caméra, les images de la "sextape" font le tour du monde. Le début d'une triste tranche de vie pour l'entraîneur de l'OM.

Itinéraire d'une mauvaise blague


Car la suite de l'histoire est un procès médiatique sans fin pour lui. Pas instantanément, l'arbitre n'ayant pas assisté à la scène en direct. Mais juste après la rencontre, Míchel ayant oublié de se cacher des caméras. Dans le rôle de la victime, Carlos Valderrama : "C'était une provocation et un manque de respect." Et dans celui du coupable, forcément, Míchel : "C'était une simple blague. Malheureusement, il semble que la plupart des gens aient perdu le sens de l'humour." C'est le cas de la commission de discipline qui lui colle alors une amende. Non, le chat-bite n'était pas encore devenu une blague potache et n'était pas encore accepté en public.

Mais comme il l'explique des années plus tard au magazine SoHo, alors qu'il coache le Rayo Vallecano, "la punition la plus cruelle est venue des supporters espagnols. Le chant "Míchel, Míchel, Míchel, maricón (tapette, ndlr)" est devenu une tradition dans tous les stades du pays." Dur. Tout…







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