Le jour où Metz a éliminé le Barça chez lui

le
0
Le jour où Metz a éliminé le Barça chez lui
Le jour où Metz a éliminé le Barça chez lui

Il y a trente ans, jour pour jour, le FC Metz éliminait le FC Barcelone, en match aller-retour. Sans doute l'un des plus grands exploits du foot français. N'en déplaise au PSG...

Cette double confrontation FC Metz - FC Barcelone, en seizièmes de finale de la Coupe des coupes millésime 1984-1985, c'est avant tout une histoire de bouffe. Si à mi-parcours, les Catalans étaient sûr de rafler le meilleur concours de cuisine de l'époque avec un jambon à la mosellane breveté par Schuster et Archibald, la recette du dindon à la farce signée par la bande du sorcier Marcel Husson reste un cas d'école qui figure encore dans tout bon manuel de tambouille footballistique qui se respecte. L'élimination du Barça par les Messins chez lui après avoir gagné 4-2 à Saint-Symphorien à l'aller et mené un à zéro jusqu'à la trente-huitième minute au retour reste encore aujourd'hui comme le plus beau cours de cuisine express de l'histoire du football. Ou une énigme improbable, c'est au choix. Un monde d'écart, un moustachu de l'action, des bonnes vannes et des insultes, de quoi signer un vrai film sur le football. Mieux vaut remonter à la rencontre aller pour comprendre l'intrigue.

Récent vainqueur de la Coupe de France, non sans une certaine flamboyance, face à l'AS Monaco la saison précédente, le FC Metz de Jules Bocande, Jean-Paul Bernad ou Luc Sonor part en victime désignée au moment de recevoir ce Barça premier de son championnat, emmené par Terry Venables et son Olivier Aton de l'époque, Bernd Schuster. « C'était un chef d'orchestre. Il avait une telle emprise sur son équipe, c'était impressionnant », repense aujourd'hui Philippe Hinschberger, entraîneur du Stade lavallois présent il y a 29 ans. Impressionnant, et impressionnés surtout, ces petits Lorrains goûtant aux joies du rythme de trois matchs par semaine pour la première fois de leur histoire. Et ce, contre une telle institution remplie d'internationaux. Comme si on devait faire ses preuves de commis face à Paul Bocuse. Ce qui causera leur perte au match aller (2-4). « On avait tous fait le match avant au moins mille fois dans nos têtes, on était perdus. Il suffit de voir le but à la Fernandel que j'encaisse sur une mésentente avec Sonor ou le coup franc avec un rebond incroyable de Schuster », se remémore le portier Michel Ettorre. Seul Jean-Philippe Rohr, devenu double champion de France de backgammon et joueur de poker émérite de la team PMU.fr, est à contre-courant de cette version : « J'ai rarement ressenti cette impression de supériorité d'un adversaire comme ce fut le cas à l'aller. Dieu sait qu'on avait une belle équipe, mais il......

Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant