Le jour où le Sporting a perdu sa finale contre le CSKA Moscou

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C'était il y a un peu plus de dix ans. Le Sporting a l'opportunité d'offrir un troisième titre européen en autant de saisons à son pays dans son Estadio de Alvalade. Mais tout ne se passe pas comme prévu. Une bande de Russes braque Lisbonne comme des Grecs onze mois auparavant. Retour sur la nuit maudite des Leões.

Voilà quelques siècles que le Portugal n'est plus dominateur. Économiquement et culturellement, l'ancienne deuxième puissance coloniale est devenue un pays de seconde zone. Du coup, la Lusitanie mise tout sur le football pour redorer son blason. Elle y arrive plus ou moins bien, mais peut tout de même nourrir le regret d'avoir manqué d'écraser l'Europe au début du XXIe siècle. Entre 2002 et 2005, les Portugais n'ont gagné "que" la Coupe de l'UEFA et la Ligue des champions par l'intermédiaire du FC Porto. Deux prestigieux titres auxquels auraient dû s'ajouter l'Euro 2004, mais aussi la Coupe UEFA 2005. Imaginez. En l'espace de trois ans, un pays de 9 millions d'habitants aurait pu remporter quatre trophées continentaux majeurs. La Grèce et le CSKA Moscou en ont décidé autrement. Et si la Seleção das Quinas n'a pas encore eu droit à sa revanche, le Sporting, lui, est à mi-chemin entre la vengeance et la malédiction. Car s'ils se sont imposés au match aller à Alvalade (2-1), ce "rematch" contre les Moscovites ne se joue pas en 90, mais bien, au minimum, en 180 minutes. Autrement dit, c'est la mi-temps pour les deux équipes. Comme en 2005 à Lisbonne, les Leões mènent d'une courte tête. Et comme en 2005, tout peut basculer en deuxième période. Les hommes de Jorge Jesus ont intérêt à faire gaffe.

Génération d'entraîneurs


De la finale de 2005, il reste aujourd'hui quelques joueurs, mais très peu évoluent encore au plus haut niveau. Du moins côté portugais. Car le CSKA Moscou compte dans son effectif actuel cinq vainqueurs de la C3 d'il y a dix ans. Akinfeev, bien sûr, mais aussi Ignashevich et les deux Berezutski (Aleksey et Vasili). Ça fait beaucoup à côté de l'équipe de retraités qu'aligneraient les Lisboètes s'ils devaient rééditer leur onze de la finale de 2005, à l'exception du précoce João Moutinho (oui, le "nul" était déjà là). Il faut dire que l'expérience et la maturité tactique constituaient le fonds de commerce des hommes de José Peseiro. Aujourd'hui, Sá Pinto, Rogério, Beto et Rui Jorge ont même leur diplôme d'entraîneur. C'est grâce à cette formule que ces derniers réussissent à éliminer l'AZ Alkmaar à la 120e minute de la prolongation en demi-finale avant de perdre le championnat contre Benfica quelques jours plus tard. Ascenseur émotionnel pour eux.

Malheureusement pour le Sporting, celui-ci ne remontera plus. La…




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