Le jour où le roi Édouard III a prohibé le football

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Le jour où le roi Édouard III a prohibé le football
Le jour où le roi Édouard III a prohibé le football

Au beau milieu du XIVe siècle, la peste noire tue près d'un quart de la population anglaise. En sous-effectif militaire, Édouard troisième du nom va s'attaquer à un phénomène qu'il considère comme nuisible au Royaume et à ses conquêtes : le ballon rond.

Il n'est jamais vain de le rappeler : le football n'a pas toujours été ce sport pratiqué par 22 bonhommes, encadré par un arbitre où le jeu est concentré entre les lignes blanches du terrain. Plusieurs siècles avant l'avènement du professionnalisme, le fait de taper du pied ou de la main dans un balle s'appelle le "folk-football", s'exerce essentiellement alcoolisé et inquiète les plus hautes sphères de la monarchie britannique. Si d'importantes règles ont vu le jour depuis, ce "football du peuple" se pose littéralement en ancêtre légitime du sport roi que nous connaissons aujourd'hui. À l'époque, le petit peuple s'amuse à se rentrer dans les boyaux pour envoyer une balle en cuir dans une cible définie. Mais les dérives qui y sont liées pousseront les autorités à s'immiscer, déjà, dans cette coutume populaire.

Guerres rurales entre voisins


Lorsqu'Édouard III d'Angleterre s'assoit sur le trône en 1327, le football se coltine une réputation des plus tranchées. Pratique contraire à la noblesse, seul le bas peuple se plaît à patauger dans la gadoue sous les encouragements du public attroupé autour de ces gladiateurs. Treize ans auparavant, son prédécesseur, le second de la lignée, faisait même proscrire les jeux au pied dans les rues londoniennes par décret royal : "Tant qu'il y aura ce vacarme dans la ville à cause de ces grands ballons dont pourraient surgir de nombreux maux, nous ordonnons une peine d'emprisonnement pour quiconque s'adonnerait à un tel jeu à l'avenir. Que Dieu nous en garde." Jeux de pied, jeux de démon, en somme.

Il faut dire qu'une partie de "folk-football" ressemblait plus à un fight entre hooligans qu'à un événement sportif organisé. Véritable façon d'assouvir une vengeance personnelle, une rencontre était bien souvent le théâtre de règlements de comptes entre individus issus de différents villages. Fréquemment excessivement saouls, les participants avaient inscrits dans leur esprit que la mise à mort, volontaire ou non, faisait partie du jeu, tant que le ballon atterrissait dans les cages (généralement un simple réservoir d'eau, un marais…). Le football était donc avant tout une démonstration de force où il fallait prouver au clan voisin sa supériorité.

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