Le jour où l'ESTAC broyait Paris

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Le jour où l'ESTAC broyait Paris
Le jour où l'ESTAC broyait Paris

Au début de la saison 2000-2001, l'ES Troyes Aube-Champagne accueille un PSG taillé pour la C1 dans son petit stade de province. Mais devant la luxure parisienne, les hommes d'Alain Perrin vont sortir les crocs, pour un match ô combien dingue (5-3). Satanée nostalgie…

"Aujourd'hui, ce score est impossible. Paris contrôle trop son sujet, même les remplaçants sont des internationaux. Tous veulent gagner leur place, la concurrence est d'un autre niveau. Le PSG ne peut plus se permettre de perdre des points contre des équipes pareilles. Dans ce championnat très physique, Paris doit montrer sa force." Après un retour d'une partie de five dans la région montpelliéraine, Laurent Robert établit un constat aussi froid que réaliste. Troyes est bon dernier de Ligue 1, le Paris Saint-Germain se situe à l'autre bout du classement. En quatorze journées, déjà 33 points séparent les deux équipes. Deux mondes différents. Pourtant, l'ancien international tricolore se souvient encore du 6 septembre 2000. "Mon fils venait juste de naître, j'avais célébré mes buts pour lui." Ce soir-là, Robert plantait un doublé contre Troyes. En face, Nicolas Goussé se souvient de l'ambiance locale. "C'était David contre Goliath (rires) ! À chaque fois qu'on rencontrait Paris ou Marseille à cette époque, c'était toujours très attendu par nos supporters. De notre côté, on avait envie de se confronter à des individus plus forts que nous. Donc voilà, on prenait un peu cette rencontre comme un match de gala. On n'avait rien à perdre, et si on gagnait, c'était l'exploit." Sans pression, Troyes s'apprête à se faire connaître à la face de sa capitale, dans un match encore gravé dans les mémoires.

Bling-bling à Paris


Auteur d'un bon début de saison, le PSG est troisième de Ligue 1 et vient au stade de l'Aube avec sa pléiade de stars. "À cette époque, nous avions fait un gros recrutement pour la Ligue des champions, explique Robert. Le discours de Paris quand ils sont venus me chercher, il était clair : ils voulaient gagner la Ligue des champions d'ici trois ou quatre ans. Nous avions Arteta, Okocha, Anelka… Mais en championnat, on devait aussi bien se préparer." La proie troyenne semble assez facile à prendre, même si le Réunionnais restait conscient de l'enjeu. "Jouer contre Troyes, ça ne me changeait pas. Je venais de Montpellier, et contre les petites équipes, je savais que c'étaient des matchs à ne pas laisser de côté. Et puis, quand on évolue dans une équipe comme le PSG où beaucoup de joueurs rêvent d'évoluer, il faut être exemplaire.…


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