Le jour où Bob Bradley est devenu Cheatin' Bob

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Le jour où Bob Bradley est devenu Cheatin' Bob
Le jour où Bob Bradley est devenu Cheatin' Bob

Il s'agit sans doute de l'une des histoires les plus incroyables et les plus folles de toute l'histoire de la Major League Soccer. Le 5 juillet 2003, alors que ses Metrostars affrontaient D.C. United, Bob Bradley se servit d'une faille dans le règlement pour faire pencher la balance en sa faveur.

Jamais un fan de soccer en visite à Washington ne doit avoir l'audace d'évoquer ne serait-ce que le nom du New York Red Bulls ou de Bob Bradley, le père de Michael. Depuis la création du D.C. United et du MetroStars, en 1996, les deux clubs se livrent chaque année une bataille acharnée pour la maîtrise de la côte Est. A tel point que cette rivalité a un nom : l'I-95 Derby, nommé d'après la route qui relie les deux agglomérations. Depuis 2002, le club ayant remporté le plus de victoires dans la saison contre le grand rival reçoit même un trophée, l'Atlantic Cup. Ce n'est donc pas une surprise si chaque match entre New-York et Wasington revêt une importance capitale, qu'il s'agisse d'un match de saison régulière, de play-offs ou même d'US Open Cup. Malgré un nombre plus important de victoires du côté de Washington, les habitants de la Big Apple peuvent se targuer d'avoir écrit une grande page du football nord-américain en remportant un derby de la plus insolite et de la plus décriée des manières. 12 ans après un match incroyable, la pilule à toujours du mal à passer à Washington.

Over time et sudden death


En 2003, la Major League Soccer n'était pas encore alignée sur les règles du football mondial et préférait expérimenter dans son coin des lois du jeux toutes plus insolites les unes que les autres. A cette époque, donc, pour limiter le nombre de matchs nuls en saison régulière, dix minutes de prolongation étaient disputées par deux équipes qui n'avaient pas su se départager dans les 90 minutes précédentes. Fou ? Et bien, pas autant que la règle en vigueur de 1996 à 1999, qui stipulait qu'en cas de match nul, les équipes devaient se départager avec une séance de shootouts. Les joueurs partaient tour à tour de la ligne des 35 yards et allaient affronter le gardien adverse en face à face... De retour en 2003, les joueurs tentaient de se départager avec ces 10 minutes supplémentaires et la règle du but en or. Une règle bizarre aux influences limitées puisqu'entre 2000 et 2003, sur 171 overtimes disputés, 43 buts en or seulement furent inscrits. Et le plus célèbre de ces 43 buts fut l'oeuvre du jeune Eddie Gaven, lors d'un I-95 Derby.

Le 5 juillet 2003, le Robert F. Kennedy Memorial Stadium est en feu pour accueillir une rencontre électrique entre D.C. United et les Metrostars de New-York (ancien nom des New-York Red Bulls, ndlr). Entraînant l'équipe visiteuse, Bob Bradley reçut un…




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