Le jour où Beckham est devenu un poème

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Le jour où Beckham est devenu un poème
Le jour où Beckham est devenu un poème

En 2010, Beckham se blesse au tendon d'Achille. Ni une ni deux, mais en plusieurs pieds, Caroll Ann Duffy, poète britannique, le transforme en figure mythologique. Quand le football rencontre la poésie au pays des pintes.

14 octobre 2009. L'Angleterre vient de taper la Biélorussie 3-0 et Beckham, en entrant à 20 minutes du terme, chiffre 115 sélections. À l'issue du match, il annonce son retour à Milan à partir de janvier 2010. Ce second prêt doit lui permettre de se préparer au mieux pour son dernier grand défi : devenir le premier joueur anglais à disputer 4 Coupes du monde, lui qui a déjà été le premier à marquer dans trois tournois. Tout est réglé, comme souvent dans la carrière de Beckham. Mais le destin prend parfois des allures de tragédie grecque. 14 mars 2010, 4 mois jour pour jour après l'annonce, le Milan reçoit le Chievo Vérone. Il ne reste que quelques minutes à jouer, et pour Beckham un ballon dans le rond central. Il n'est pas attaqué, prend appui sur son pied gauche – pour lancer, du droit, Pippo Inzaghi ou Nicolas-Jean Huntelaar ? On ne le saura jamais : David arrête net son geste, sautille un peu, s'effondre. Rupture du tendon d'Achille, 6 mois d'arrêt, pas de Coupe du monde et un compteur en sélection figé à 115 pour l'éternité. Le match de la Biélorussie était le dernier de Becks sous la tunique des Three Lions.

" Et c'était du sport, pas la guerre "


Si cette blessure a fait pleurer le beau David et des millions d'Anglais(es), elle a aussi inspiré un poète. Et pas des moindres : Carol Ann Duffy est membre de la Société royale de littérature et poeta laureatus du Royaume-Uni depuis 2009, soit le poète du monarque. La poétesse en l'occurrence, puisqu'elle est la première femme à être honorée par le titre depuis son institution officielle 4 siècles plus tôt sous Charles II. Femme, poète et amatrice de football : il n'en fallait pas plus pour créer le poème Achilles (for David Beckham). Publié deux jours après le drame sur le très distingué Mirror Online, il ouvre sur ces mots (traduction locale, nda) :

"Le fleuve mythique – où sa mère le plongea, le repêcha, retrouva un enfant chéri insaisissable, son nom sur ses lèvres. Sans lui, c'était la prophétie,
ils ne prendraient pas Troie.
Les femmes le cachèrent, le dissimulèrent sous un sarong de fillette ; jours de sucreries, d'épices, de douces comptines...
"

Miss Duffy évoque évidemment le mythe d'Achille, fils de Thétis, plongé par sa mère dans le Styx pour le rendre invulnérable, puis, pour lui éviter d'être mobilisé pour la guerre de Troie, caché parmi les femmes…








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