Le jour où Ariel Ortega a fait fantasmer Valence

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Le jour où Ariel Ortega a fait fantasmer Valence
Le jour où Ariel Ortega a fait fantasmer Valence

Le 26 février 1997, le FC Valence réussit un gros coup en engageant Ariel Ortega, le numéro 10 de l'Argentine, pour 12 millions de dollars. Jamais un joueur évoluant en Argentine n'avait coûté aussi cher. Une valeur que le génial Ortega portera comme un fardeau.

Un transfert charrie toujours son lot de fantasmes, d'espoirs, et d'attentes parfois démesurées, mais cette dimension spéculative était d'une tout autre ampleur quand le renfort ne venait pas précédé d'une foule d'images et de statistiques. Ariel Ortega a appartenu à cette époque où le football commençait à se globaliser, mais n'était pas encore uniformisé. Il l'avouait d'ailleurs, sans complexe, le jour où son transfert à Valence était bouclé : il ne connaissait pas vraiment le football européen, ne le regardait pas, mais voulait y triompher comme tant de ses compatriotes avant lui. De lui, l'Europe savait simplement qu'il portait déjà le numéro 10 de l'Argentine, qu'il était le premier successeur de Maradona, pour qui il avait même fait office de doublure lors du Mondial 1994, et qu'il brillait à River Plate. Ortega avait le profil de ces merveilles façonnées en Argentine, sélectionnés naturellement pour leur habileté sur les terrains vagues, avant d'être lancées sur les pelouses couvertes de papelitos, et d'y être adoré par des tribunes à la ferveur religieuse.

A la santé d'Ortega

De Francescoli à Valdano


Ariel Ortega a grandi dans la province de Jujuy, tout proche de la Bolivie, très loin de Buenos Aires, au pied d'un Altiplano qui tanne des peaux résistantes comme le cuir. Etre le plus gros transfert de l'histoire du foot argentin ne l'intéresse pas vraiment. Mais c'est un poids avec lequel il devra vivre. Car on lui rappellera toujours ce qu'il vaut, ou plutôt, ce que l'on a investi sur lui, et sur les devoirs qui accompagnent le soudain gonflement de son compte en banque. Pour Ortega, son transfert à Valence signe un peu la fin de l'innocence. Certes, River Plate n'est pas un club de quartier, mais depuis ses 18 ans, âge de ses débuts chez les Millonarios, El Burrito (le petit âne) a franchi chaque étape de sa carrière avec une facilité insolente. Titulaire et champion d'Argentine dès 1994, il remporte deux ans plus tard la Copa Libertadores, avec Enzo Francéscoli, Marcelo Gallardo, Hernán Crespo, Matías Almeyda et consorts. Pour l'Argentine, il est un titulaire déjà indiscutable en sélection, un trésor national. Ses crochets courts rapportent beaucoup, ne coûtent pas encore.

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