Le Jardim extraordinaire

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Le Jardim extraordinaire
Le Jardim extraordinaire

Seize ans après s'être installé pour la première fois sur un banc, près de vingt après avoir quitté les bancs de l'Université de Madère, Leonardo Jardim a remporté mercredi soir le premier titre de champion de sa carrière à 42 ans. Ou comment pincer définitivement les sceptiques et changer de catégorie.

C'était le prochain rêve à cocher. On le disait au "carrefour de ses ambitions" même si, au fond, personne ne sait vraiment qui il est. Depuis son arrivée en France lors de l'hiver 2011, Dmitri Rybolovlev a décidé de s'enfermer dans une bulle, sa bulle. Celle d'une personnalité complexe, difficile à décrypter, qui a donné un homme cynique, opportuniste, doublé d'un homme d'affaires "sans foi ni loi" comme le raconte le journaliste Arnaud Ramsay dans son ouvrage Rybolovlev, le roman russe du président de l'AS Monaco. Alors, sans succès, tout aurait pu s'arrêter au bout de cet exercice 2016-17 au début duquel l'objectif était simple : gagner un ou des titres. Pour ça, malgré la fin d'exercice bordélique du club en mai dernier, marqué notamment par une branlée reçue à Lyon (1-6), Rybolovlev avait décidé de ne pas lâcher son entraîneur, Leonardo Jardim, et de lui filer les moyens de ses ambitions selon les lignes fixées par une politique sportive revisitée. Voilà maintenant un peu moins de trois ans que le natif de Barcelona (Venezuela) est arrivé en France. Son histoire est désormais connue de tous et l'homme a tout entendu : les saloperies sur le style de jeu proposé par son équipe, les critiques du cercle fermé des entraîneurs français, tout ça résumé sur son absence lors de la liste des entraîneurs nommés pour le trophée UNFP lors de ses deux premières saisons.

S'il a souvent expliqué ne pas écouter ce qu'il se raconte sur lui et son équipe, Jardim n'avait pas hésité à faucher tout ce petit monde l'an passé : "Les quatre nommés sont les quatre meilleurs entraîneurs français de Ligue 1. Moi, je crois que je peux gagner le trophée de meilleur maçon portugais qui travaille en France." Ce à quoi il a rajouté il y a quelques jours en conférence de presse "la truelle d'or" tout en précisant que s'il gagnait cette fois "le trophée UNFP, ce sera une progression. Ce trophée, ce serait une reconnaissance pour ces trois ans de travail". Évidemment, la distinction a débarqué sur la table en même temps que Leonardo Jardim s'apprête à envoyer définitivement ses chaussures cirées dans la gueule de tous les

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