Le Japon toujours réticent à rejoindre l'AIIB - ministre

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TOKYO, 7 avril (Reuters) - Le ministre de l'Economie japonais Akira Amari a déclaré mardi que le pays était toujours réticent à rejoindre la nouvelle Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures (AIIB) lancée par la Chine, en raison de ses préoccupations en matière de gouvernance et de transparence du nouvel établissement. Il réagissait ainsi à un article du journal Nikkei rapportant que le ministre des Finances japonais Taro Aso et son homologue chinois Lou Jiwei vont se rencontrer début juin pour discuter, entre autres, de l'AIIB. Taro Aso a déclaré que, dans le cadre de ce dialogue financier avec la Chine, il ferait état des inquiétudes de Tokyo au sujet de l'AIIB. Une source gouvernementale a dit fin mars à Reuters que le Japon n'excluait pas de rejoindre l'AIIB une fois qu'une réponse satisfaisante aura été apportée à ses interrogations. Le Japon est partagé entre le scepticisme exprimé par les Etats-Unis, allié le plus proche du pays, au sujet de l'AIIB et la volonté de certains responsables politiques de coopérer plus étroitement avec la Chine, deuxième puissance économique mondiale. Washington voit d'un mauvais oeil l'ombre que l'AIIB pourrait faire à la Banque mondiale, traditionnellement dirigée par un Américain et à la Banque asiatique de développement (BAD), qui a toujours un Japonais à sa tête. Nombre de pays européens, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie ont pourtant décidé de rejoindre l'AIIB, tout comme, par exemple, l'Australie. (Stanley White et Kaori Kaneko, Benoît Van Overstraeten pour le service français)

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