Le Japon sans nouvelles des deux otages détenus par l'EI

le
0

TOKYO, 23 janvier (Reuters) - L'ultimatum fixé par les djihadistes de l'Etat islamique qui menacent d'exécuter deux otages japonais a expiré vendredi sans que les autorités japonaises ne reçoivent la moindre information. L'organisation djihadiste exigeait le versement d'une rançon de 200 millions de dollars au plus tard ce vendredi en échange de ses deux captifs, le journaliste Kenji Goto, enlevé fin octobre, et Haruna Yukawa, capturé en août près d'Alep alors qu'il souhaitait se faire recruter comme sous-traitant militaire. Les autorités japonaises estiment que le délai a expiré à 14h50 (05h50 GMT). "Malgré la gravité de la situation, nous continuons de chercher la coopération de tous les pays, chefs tribaux et représentants religieux susceptibles d'avoir des contacts afin d'obtenir la libération de ces deux Japonais", a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement, Yoshihide Suga. Le Premier ministre Shinzo Abe a déclaré que la vie des deux otages était primordiale mais a refusé dans le même temps de céder aux exigences de l'Etat islamique. Selon des sources proches du dossier, des diplomates japonais ont informé les familles des otages qu'aucune rançon ne serait versée. (Mari Saito et Kaori Kabneko; Pierre Sérisieret Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant