Le Japon prêt à construire des sous-marins en Australie

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SYDNEY, 6 octobre (Reuters) - Le consortium japonais en lice pour un contrat de défense de 35 milliards de dollars (31 milliards d'euros) en vue de la livraison de sous-marins à l'Australie s'est dit certain mardi de pouvoir construire entièrement des submersibles sur place si le gouvernement australien en fait la demande. Alors que la question des emplois industriels est un sujet politique sensible en Australie, le consortium japonais s'était jusqu'à présent montré réticent à prendre un tel engagement, contrairement à ses concurrents européens, la DCNS française et l'allemand Thyssenkrupp Marine Systems TKAG.DE . "Je pense que nous sommes très confiants dans notre capacité à construire des bateaux en Australie dès le départ", a déclaré un porte-parole du ministère japonais de la Défense, Masaki Ishikawa, en marge d'un déplacement dans une exposition navale à Sydney. Il s'est dit persuadé que la solution hybride prônée par son gouvernement, consistant à construire une partie des sous-marins au Japon et l'autre en Australie, serait la moins chère pour le contribuable australien. Le Japon a paru dans un premier temps disposer d'une longueur d'avance sur ses concurrents européens pour ce contrat, l'un des plus lucratifs actuellement dans le monde en matière de défense, en raison de la relation personnelle privilégiée nouée entre le Premier ministre japonais Shinzo Abe et celui qui était alors son homologue australien, Tony Abbott. L'éviction de ce dernier pourrait toutefois avoir changé la donne, d'autant que le consortium japonais, composé de l'Etat, de Mitsubishi Heavy Industries 7011.T et de Kawasaki Heavy Industries 7012.T , semble avoir multiplié les maladresses ces derniers temps. Masaki Ishikawa a reconnu mardi que le consortium japonais avait certainement été déficient en matière de relations publiques. "Nous comprenons la nécessité de nous adresser davantage aux responsables politiques, aux médias et à l'opinion publique", a-t-il dit. Le contrat porte sur le remplacement des sous-marins australiens de la classe Collins. (Matt Siegel; Bertrand Boucey pour le service français, édité par véronique Tison)


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