Le Japon paie son "pacifisme actif"

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a jugé que la vidéo revendiquant la mort de l'un des otages japonais était crédible.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a jugé que la vidéo revendiquant la mort de l'un des otages japonais était crédible.

C'est un Shinzo Abe sous le choc, mine blême, qui est apparu dans la nuit de samedi à dimanche à la télévision japonaise pour signifier que l'annonce de l'assassinat du Japonais Haruna Yukawa est, hélas, "hautement crédible". Revendiquée dans une vidéo, la probable décapitation par le groupe État islamique de cet otage est intervenue moins de deux jours après le terme d'un ultimatum de 72 heures posé au gouvernement japonais. Les djihadistes exigeaient 200 millions de dollars de rançon pour sauver la vie de Yukawa, agent de sécurité autoproclamé enlevé en août dernier, et de Kenji Goto, journaliste indépendant capturé fin octobre, a priori toujours vivant. La somme choisie par les ravisseurs, et que Tokyo - sous la pression des États-Unis et de la Grande-Bretagne - a juré de ne pas payer, n'avait rien du hasard : elle correspond à celle promise par l'État nippon pour venir en aide aux populations réfugiées de Syrie et d'Irak, chassées par les avancées de l'organisation État islamique."Pacifisme actif"Le Japon dans son ensemble mesure ainsi le prix de l'engagement : même si le pays ne peut, conformément à sa Constitution, prendre part aux offensives militaires conduites par les États-Unis avec la Grande-Bretagne et la France, il est perçu par les islamistes comme soutenant la coalition. Et même si Shinzo Abe répète que les 200 millions offerts sont un "don humanitaire" et non une contribution de guerre, l'organisation État...

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