Le Japon doit pouvoir intervenir sur le yen-conseiller d'Abe

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    TOKYO, 28 juin (Reuters) - Le Japon ne doit pas renoncer à 
intervenir directement sur le marché des changes si le yen 
s'apprécie fortement, a déclaré mardi l'un des principaux 
conseillers économiques du Premier ministre Shinzo Abe après les 
turbulences provoquées sur les marchés par le vote britannique 
en faveur d'une sortie de l'Union européenne. 
    Koichi Hamada, ancien professeur d'économie à l'université 
américaine de Yale, a également déclaré à Reuters que la 
politique monétaire menée par la Banque du Japon fonctionnait 
mais que l'institution devrait adopter de nouvelles mesures de 
soutien en cas d'appréciation supplémentaire du yen.  
    "Le Japon ne doit pas abandonner son droit à intervenir sur 
le marché des changes dans des situations extrêmes, en clair 
lorsque le yen monte fortement", a dit Koichi Hamada, conseiller 
spécial du gouvernement.  
    La dernière intervention des autorités japonaises sur le 
marché des devises pour faire baisser le yen remonte à 2011. 
Mais les spéculations sur la possibilité d'une nouvelle 
intervention ont ressurgi ces dernières semaines face à 
l'appréciation rapide de la monnaie.  
    Le yen a atteint vendredi dernier son plus haut niveau 
depuis novembre 2013 face au dollar  JPY=EBS  à 99,00, porté par 
la recherche de valeurs refuges après la victoire du camp du 
"Leave" au référendum britannique de la veille sur l'UE.  
    Mardi, il s'échangeait autour de 102 pour un dollar. 
    Pour Koichi Hamada, "les autorités monétaires japonaises ont 
le droit d'amortir les fluctuations extrêmes du taux de change 
en intervenant et en influençant l'évolution du taux de change 
par le biais d'une politique monétaire conforme à leurs 
objectifs macroéconomiques". 
    Il a ajouté que les interventions devaient s'en tenir à 
contrer des mouvements anormaux considérés comme relevant de la 
spéculation.  
    "Je crois que les devises et les marchés actions ont 
surréagi au choc provoqué par le Brexit", a également dit Koichi 
Hamada. "Je crois que les effets réels du Brexit sur le long 
terme ne seront pas aussi importants que certains le craignent 
aujourd'hui." 
    Il a par ailleurs estimé que la Banque du Japon pourrait 
modifier sa politique monétaire face à l'évolution des marchés.  
    La BoJ a laissé sa politique inchangée le mois dernier mais 
de nombreux observateurs s'attendent à ce qu'elle adopte de 
nouvelles mesures de soutien lors de sa prochaine réunion, les 
28 et 29 juillet. 
    "Si le marché du travail se dégrade, la BoJ devrait réagir 
par le biais de mesures appropriées, quoi qu'en dise le Trésor 
américain", a dit le conseiller du gouvernement.  
     
 
 (Kaori Kaneko, Sumio Ito et Chang-Ran Kim; Marc Angrand pour le 
service français) 
 

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