Le Japon a commémoré l'anniversaire de la bombe d'Hiroshima sur fond d'anti-nucléarisme

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Hiroshima et Fukushima, deux villes symboles du cauchemar atomique et de l'opposition de millions de Japonais au nucléaire
Hiroshima et Fukushima, deux villes symboles du cauchemar atomique et de l'opposition de millions de Japonais au nucléaire
Il y a soixante-sept ans et un jour, les États-Unis larguaient la première de leurs deux bombes atomiques sur le Japon pour forcer le pays du soleil levant à capituler.

Hiroshima et Nagasaki. Ces deux villes appartiennent à l'histoire du Japon et même à celle du monde entier. À 8h15 très précise en effet, le 6 août 1945, alors que le Troisième Reich avait baissé pavillon trois mois plus tôt, le bombardier américain B-29 Enola Gay survolait Hiroshima et larguait Little Boy, la toute première bombe A utilisée comme arme de guerre, transformant la métropole en un champ de ruine. Bilan : des dizaines de milliers de morts et d'irradiés. De l'arme atomique aux larmes atomiques. Rebelote trois jours plus tard, Nagasaki étant cette fois le théâtre de l'horreur nucléaire, ravagée qu'elle fut par la bombe Fat Man.
Près de sept décennies plus tard, force est d'admettre que tout n'a pas changé : si les États-Unis et le Japon sont aujourd'hui de solides alliés, l'opposition de la population nipponne à l'atome ne se dément pas. Elle est même de plus en plus vive depuis la catastrophe de Fukushima en mars 2011 et est encore montée d'un cran à la suite de la décision du gouvernement de Yoshihiko Noda de relancer les réacteurs numéros trois et quatre de la centrale d'Ohi. Ce faisant, le Premier ministre s'est nettement démarqué de l'action de son prédécesseur Naoto Kan, « nucléocrate repenti » et qui eut la très ? trop ? lourde tâche
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