Le HCFP juge réaliste la prévision de croissance 2014

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LE HAUT CONSEIL DES FINANCES PUBLIQUES JUGE RÉALISTE LA PRÉVISION DE CROISSANCE DE 1% EN 2014
LE HAUT CONSEIL DES FINANCES PUBLIQUES JUGE RÉALISTE LA PRÉVISION DE CROISSANCE DE 1% EN 2014

PARIS (Reuters) - Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a jugé réaliste la prévision actualisée de croissance de l'économie française pour 2014 retenue par le gouvernement et estimé que celle de 2015 n'était pas hors d'atteinte.

Dans un avis publié tôt mercredi, il a indiqué toutefois que le scénario anticipé pour 2016 et 2017 était "optimiste", reposant selon lui sur "des hypothèses favorables tant pour le soutien apporté par l?environnement international que pour le dynamisme de la demande intérieure."

Le HCFP, une instance mise en place en 2013, avait à se prononcer sur les hypothèses d'évolution du produit intérieur brut qui sous-tendent la trajectoire des finances publiques comprise dans le programme de stabilité 2014-2017 que la France transmettra prochainement à la Commission européenne.

Le gouvernement a revu pour cela en légère hausse, à 1,0% contre 0,9%, sa prévision de croissance pour 2014 et retenu 1,7% pour 2015. S'agissant de 2016 et 2017, il table désormais sur une croissance moyenne de 2,25% par an, en hausse de 0,25 point par rapport à ses précédentes prévisions.

Créé pour juger de la crédibilité des prévisions officielles, qui ont souvent péché par un trop grand optimisme dans le passé, le HCFP a dit ne voir "aucun risque baissier majeur" à la prévision pour 2014, en ligne avec celle des organisations internationales, qu'il juge "réaliste".

Si celle pour 2015 n'est pas "hors d'atteinte", elle comporte néanmoins "plusieurs fragilités" et repose sur "la réalisation simultanée de plusieurs hypothèses favorables."

"Dans un contexte de reprise de la croissance mondiale et de poursuite de la consolidation budgétaire en France, ce scénario suppose à la fois un regain de confiance chez les ménages et un impact rapide sur l?emploi et les revenus des mesures d?offre récemment annoncées", dit-il dans une allusion aux baisses de prélèvements prévues dans le cadre du "pacte de responsabilité".

"Les effets positifs de ces mesures pourraient ne pas se matérialiser aussi rapidement que l?anticipe le gouvernement et ne pas atténuer autant que prévu les effets à court terme de l?ajustement budgétaire", ajoute-t-il.

Le Haut Conseil, qui est dirigé par le premier président de la Cour des comptes Didier Migaud, est plus réservé encore pour le scénario prévu pour 2016 et 2017, jugé "optimiste".

"En particulier, le contexte de faibles marges des entreprises françaises pourrait conduire à une croissance moins dynamique de la masse salariale marchande et de l?investissement productif", souligne-t-il.

Le tableau de marche du gouvernement repose sur une reprise progressive de la consommation des ménages et de l'investissement des entreprises combinée à une accélération des exportations, alors que la contribution des administrations publiques à la croissance se tasserait du fait des efforts de consolidation budgétaire.

(Yann Le Guernigou, édité par Pierre Sérisier)

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  • mlaure13 le mercredi 23 avr 2014 à 09:55

    ...surtout quand on n'a pas les mains et le nez PROPRES ?!!!...

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