Le HCDH dénonce les exécutions arbitraires en Ukraine

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    KIEV, 14 juillet (Reuters) - Une dangereuse culture de 
l'impunité se développe en Ukraine où les exécutions 
arbitraires, qu'elles soient le fait des forces ukrainiennes ou 
des séparatistes prorusses, font rarement l'objet de poursuites, 
déplore le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de 
l'homme (HCDH) dans un rapport publié jeudi. 
    Plus de 9.400 civils, soldats ou rebelles ont été tués en 
Ukraine depuis le début de la révolution de Maïdan de la fin 
2013 qui a déclenché une insurrection armée dans l'est du pays. 
    Le rapport de l'Onu, le premier du genre depuis le début du 
soulèvement, se concentre sur des exécutions arbitraires 
présumées commises dans la zone de conflit alors qu'aucun 
affrontement n'avait lieu dans les environs immédiats.  
    "Personne n'a rendu des comptes dans l'immense majorité des 
exécutions et meurtres arbitraires commis dans la zone de 
conflit", souligne le rapport du HCDH. "L'impunité reste très 
développée, encourageant leur perpétuation et réduisant les 
perspectives de justice."  
    Certains auteurs ont été traduits en justice, précise le 
HCDH, mais les enquêtes et les poursuites ont souvent été 
annulées ou entièrement bloquées.  
    Dans une annexe au rapport, qui n'est pas exhaustif 
souligne-t-il, le HCDH mentionne 60 cas qu'il a vérifiés entre 
janvier 2014 et mai 2016, dont l'exécution présumée de soldats 
ou de combattants qui s'étaient rendus, la mort violente de 
personnes en captivité, et l'exécution présumée de 58 personnes. 
      
 
 (Alessandra Prentice; Jean-Stéphane Brosse pour le service 
français) 
 
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