Le haut rendement européen pénalisé par un environnement anxiogène

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(NEWSManagers.com) - " Actuellement, le marché européen du haut rendement paie 11 %, alors qu'il intègre une probabilité de défaut de 50 % sur les cinq ans, si l'on prend pour base un taux de recouvrement conservateur de 20 % contre les 30 % qui étaient la norme antérieurement. C'est ce que nous appelons, comme dans la grande distribution, un marché " BOGOF" (buy one and get one free) ! En fait, les intervenants " pricent" une récession plus sévère qu'en 2001, alors que le taux de défaut actuel est de l'ordre de 1 % seulement" estime Stephen Hargreaves, gérant de portefeuille sur le " high yield européen" et l'un des gérants du compartiment Euro High Yield Bond Fund de la sicav luxembourgeoise Aberdeen Global.
De fait, les potentialités se sont considérablement accrues durant la dernière décennie, puisque " le marché européen est passé de 10 milliards d'euros et 60 émetteurs en 2001 à 150 milliards d'euros et 302 signatures actuellement. La notation moyenne s'est améliorée, passant durant cette période de B- à BB-"
Au total, l'équipe haut rendement d'Aberdeen Asset Management, composée de six personnes, gère environ 1,2 milliard d'euros. En dehors du Euro High Yield Bond Fund, la stratégie couvre deux fonds à la marque du distributeur et un fonds plus agressif de 40 lignes et 60 millions d'euros qui peut y utiliser des options et des CDS. Enfin, il est prévu de lancer un fonds haut rendement " monde" où la poche Etats-Unis sera plafonnée à 70 %.
L'encours du Euro HY Bond Fund est actuellement de l'ordre de 900 millions d'euros, il a baissé de 5 % depuis le début de l'année en raison de quelques rachats. " Certes, depuis le début de cette année, nous sous-performons l'indice de référence, avec une perte au 31 août de 6,45 % contre 0,27 % pour le JPMorgan Euro High Yield, mais cela tient selon nous à notre gestion de conviction qui nous fait préférer des obligations qui sont moins à la mode en ce moment. Cela posé, le fonds a surperformé son benchmark durant sept de ses dix ans d'existence" , précise Stephen Hargreaves.
Ce dernier insiste sur le fait qu'il recherche prioritairement un revenu stable, les plus-values n'étant qu'un complément bienvenu, le cas échéant. De fait, poursuit le gérant, " nous pratiquons une stratégie" buy and hold" avec un horizon à cinq ans et fondée sur la sélection de valeurs (bottom-up). Dès lors, nous nous focalisons sur les entreprises qui sont capables de payer leurs factures, de transformer leur cash flow en bénéfices et qui sont bien implantées sur leur marché" .
Interrogé sur l'allocation de ses actifs, Stephen Hargreaves indique avoir actuellement un portefeuille diversifié de 60-70 lignes. " En ce moment, nous aimons bien, entre autres, les banques irlandaises. Mais la sélection se fait émetteur par émetteur, avec un plafond à 10 % par ligne et à 50 % par secteur" , conclut-il.


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  • feniks le vendredi 30 sept 2011 à 13:51

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    Bravo pour le Bac, et les études de "journalisme". Niveau CE1 !

  • feniks le vendredi 30 sept 2011 à 13:46

    Ce qui est anxiogène, ce sont les parutions itératives malfaisantes d'une certaine agence de presse anglo-américaine.
    Prenez la date d'aujourd'hui : pas une seule info positive, mais une multitude d'infotox répétées tous las quarts d'heure, et reprises par les médias français en mal d'articles de fond intéressants, et aux connaissances économiques et financières limitées.