Le Haut Conseil réservé sur les prévisions de croissance

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LE DÉFICIT PUBLIC DE LA FRANCE
LE DÉFICIT PUBLIC DE LA FRANCE

PARIS (Reuters) - L'économie française pourrait connaître une légère contraction en 2013 et la croissance de 2014 être "sensiblement inférieure" à 1,2%, a estimé mardi le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), jetant un doute sur le programme de stabilité qui sera prochainement transmis à la Commission européenne.

Dans son premier avis, cette nouvelle instance indépendante présidée par le Premier président de la Cour des comptes a rendu un verdict réservé sur le scénario macroéconomique retenu par le gouvernement à l'appui du programme qui sera présenté mercredi.

Il évoque même "un certain nombre de fragilités" dans les hypothèses faites pour un retour à une croissance moyenne de 2% sur la période 2015-2017 prévu dans ce scénario, qu'il juge en conséquence "incertaine".

Pour 2013 et 2014, le gouvernement avait déjà indiqué qu'il se calerait "par prudence" sur les prévisions faites en février par la Commission, à savoir 0,1% de croissance en 2013 là où il escomptait auparavant 0,8%, et 1,2% pour 2014 au lieu de 2,0%.

Les réserves émises par le HCFP sont d'autant plus importantes que ces prévisions sous-tendent la trajectoire révisée de baisse des déficits publics.

Paris négocie avec Bruxelles un délai d'un an pour les ramener sous 3% du PIB après avoir reconnu qu'il n'y parviendrait pas en 2013 du fait de la conjoncture difficile. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a confirmé mardi que l'objectif serait un déficit à 2,9% en 2014.

AJUSTEMENT EXCESSIF

Comme pour confirmer les réserves du Haut Conseil, le Fonds monétaire international a revu en baisse ses prévisions sur la France, anticipant désormais une contraction de 0,1% cette année, contre une hausse de 0,3% auparavant, et une croissance limitée à 0,9% en 2014.

Vingt-deux économistes interrogés dans le cadre d'une enquête publiée la semaine passée par Reuters prévoient pour leur part une baisse de 0,2% du PIB de la France en 2013 et une croissance de 0,8% l'an prochain.

Dans un communiqué, le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a dit "prendre acte" des réserves du HCFP mais a néanmoins confirmé les prévisions retenues, tout particulièrement pour 2014.

"Compte tenu de l'ampleur des réformes engagées, se fixer un objectif de croissance plus prudent en 2014 ne serait pas justifié, et conduirait à programmer un ajustement excessif pour ramener le déficit sous 3% du PIB en 2014", a-t-il dit.

Pour 2013 et 2014, le HCFP fait état d'"aléas qui, dans leur ensemble, font peser un risque à la baisse" sur le scénario du gouvernement, à savoir que l'environnement international pourrait être moins porteur qu'espéré et que la compétitivité en berne des entreprises françaises pourrait prendre plus de temps que prévu pour se redresser.

INCERTITUDES PERSISTANTES

S'y ajoute une demande interne -consommation et investissement- qui pourrait souffrir d'un "contexte d'incertitudes persistantes".

En conséquence, il estime qu'un "léger recul du PIB en 2013 et une croissance sensiblement inférieure à 1,2% en 2014 ne peuvent pas être exclus".

Pour 2014-2015, les principales réserves du HCFP portent sur les hypothèses de "croissance potentielle" de l'économie française, que le gouvernement voit revenir autour de 1,5%.

Ses principales craintes reposent sur les anticipations que les ménages puiseront dans leur épargne pour maintenir la consommation et que le manque de compétitivité des entreprises françaises sera réglé.

Le HCFP a été créé dans le cadre de la loi organique de mise en oeuvre du traité budgétaire européen, qui intègre notamment une "règle d'or" interdisant les déficits publics.

Il est chargé de rendre un avis sur les prévisions macroéconomiques associées aux principaux textes financiers du gouvernement -lois de finances, de financement de la sécurité sociale ou de programmation des finances publiques, programmes de stabilité- et sur la "cohérence" de ces textes avec la trajectoire de retour à l'équilibre des finances publiques.

Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • M9095115 le mercredi 17 avr 2013 à 12:41

    Ce gouvernement balance des prévisions qui il sait ne peuvent pas etre tenues

  • M2766070 le mardi 16 avr 2013 à 18:55

    j vois qu le changement c est à partir de mi 2012... et après ça empire... bon y a psdi et gjoly qui vont payer pour nous donc tranquille....

  • janaliz le mardi 16 avr 2013 à 18:47

    "Des fragilités dans les hypothèses de croissance...". Le mot est pour le moins incongru. Ces prévisions sont un non sens économique. Et soit le gouvernement ment, soit ils sont tous incompétents. A vous de choisir...

  • frivet le mardi 16 avr 2013 à 18:45

    étalage indécent, hypocrite et incomplet des patrimoines des ministres : pour tenter de faire diversion : en réalité tout ce que fait F HOLLANDE est un terrible fiasco : sur le plan économique, sur le plan social (racketter les pauvres, les retraités, les chômeurs, les assurés....), sur le plan des valeurs et de la société ........un FISACO TOTAL.

  • M3435004 le mardi 16 avr 2013 à 18:37

    Choc de confiance, choc de moralité, choc de simplification, choc d'égalité, choc de justice fiscale, choc de normalité, choc de compétitivité..... La France a pris une caisse à outils sur la cafetière.

  • knbskin le mardi 16 avr 2013 à 17:00

    Tout cela n'est pas plus crédible que le 0,8 de croissance et le 3 % annoncés pour fin 2013 dans les prévisions de fin 2012. Allez, disons qu'on aura 4,5 % de déficit fin 2013 et -0,5 de croissance. Quant à 2014, ça dépend (un peu) de Saint Kondratieff. Disons 3,5% de déficit et 0,5 % de croissance ? :D

  • M7854011 le mardi 16 avr 2013 à 16:22

    Après les mensonges de Cahuzac sur les prévisions irréalistes de MM. Hollande et Ayrault, cela fait depuis longtemps que je ne crois plus dans ce gouvernement de guignols, moi qui ai eu l'idiotie de voter pour les socialistes ...

  • jfvl le mardi 16 avr 2013 à 15:37

    A part les socialistes intégristes et les naïfs qui peut croire aux prévisions de ce gouvernements de bras cassés ?

  • gmich10 le mardi 16 avr 2013 à 14:39

    Ce gouvernement de c r e t i n s ne s'est pas trompé ,il essaye de nous tromper.

  • frk987 le mardi 16 avr 2013 à 13:23

    La croissance en France avec la politique de ces c.. au pouvoir, mon mais vraiment c'est la méthode Coué.

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