Le guide des salafistes tunisiens dénonce les intérêts français

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Le cheikh al-Khatib al-Idrissi ne veut pas seulement d'une Tunisie sous charia mais d'une oumma, une nation musulmane englobant tous les fidèles de par le monde.

Sa pensée est la référence spirituelle suprême des salafistes tunisiens. «Quand il prêche dans la région, tous les taxis sont pleins», prévient le chauffeur, qui nous conduit de Sidi Bouzid à Ben Aoun, une trentaine de kilomètres à l'ouest. Le cheikh al-Khatib al-Idrissi, 58 ans, ancien infirmier, notamment à La Mecque, reçoit chez lui. Une maison simple sans protection pour un homme aveugle, à la barbe longue et grise, qui vit très entouré et s'adresse au Figaroassis en tailleur dans son salon.

«Le terme salafiste est une nouvelle création politique, corrige-t-il d'emblée. C'est vous, l'Occident qui nous appelez ainsi, mais nous sommes justes des musulmans pratiquants. Le pratiquant est celui qui ne fait pas ce que Dieu a interdit. Une femme qui ne met pas le voile, comment pouvez-vous dire que c'est une pratiquante? Celui qui se rase n'est pas non plus un pratiquant.»

Pour le cheikh, les événements de Sidi Bouzid, berceau de la révolution arabe où les salafist

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