Le Groupe Nice Matin placé en redressement judiciaire

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LE GROUPE NICE MATIN EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE
LE GROUPE NICE MATIN EN REDRESSEMENT JUDICIAIRE

NICE (Reuters) - Le Groupe Nice Matin, en grande difficulté financière, a été placé lundi en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nice, a-t-on appris auprès de ce groupe.

"Toutes les dispositions ont (...) été prises afin que les salaires de mai soient assurés", peut-on lire dans un communiqué.

La proposition faite vendredi dernier par Groupe Hersant Media (GHM), l'actionnaire majoritaire, d'avancer deux mois de trésorerie, soit environ deux millions d'euros, n'a pas été retenue.

Le Groupe Nice Matin, qui édite les quotidiens régionaux Nice Matin (90.000 exemplaires), Var Matin, Monaco Matin et détient 50% de Corse Matin, "est déficitaire depuis trois ans par l'effet du recul conjugué des ventes au numéro et des recettes publicitaires", explique-t-il. 

Son éventuel rachat a connu plusieurs rebondissements depuis février dernier, date à laquelle le fonds suisse GXP Capital, associé à un élu niçois Jean Icart, a scellé un accord avec GHM pour devenir actionnaire majoritaire.

Mais les 20 millions d'euros promis par le duo de repreneurs pour relancer le titre n'ont jusqu'à présent pas été réglés.

"Depuis février, Jean Icart et GXP Capital ont à plusieurs reprises reporté la date de versement de cette somme, en raison de difficultés techniques qui auraient retardé le transfert des fonds", indique le Groupe Nice Matin, qui précise que sa trésorerie a continué de se dégrader durant cette période.

La procédure de redressement judiciaire n'empêche cependant pas GXP Capital et Jean Icart "de présenter un plan de continuation conforme à leur proposition initiale tout en apportant à l'entreprise et à ses salariés les garanties de la mise sous protection du Tribunal".

Elle "peut également permettre à d'autres investisseurs de se manifester et de proposer des solutions alternatives", ajoute le Groupe Nice Matin.

Deux administrateurs judiciaires pourront examiner les différentes solutions alternatives d'ici fin juin 2014.

Le tribunal de commerce de Nice a aussi ouvert vendredi une procédure de redressement judiciaire pour la société Publinice-Services (PNS) en charge de la distribution du quotidien et une procédure de sauvegarde judiciaire pour la régie publicitaire Eurosud Côte-d'Azur (ECAZ).

Ces trois sociétés emploient 1.142 salariés dont 611 au Groupe Nice Matin.

(Matthias Galante, édité par Yves Clarisse)

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