Le groupe Mansartis fait le choix d'une plus grande visibilité

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(NEWSManagers.com) - Pas de révolution mais une nouvelle ambition. C'est en ces termes que Guillaume Jalenques de Labeau, président de Mansartis, justifie les évènements intervenus récemment dans sa maison. A commencer par cette nouvelle dénomination pour remplacer l'appelation PGC et regrouper les quatre métiers historiques de la société que sont les fusions-acquisitions, le family office, la gestion pour compte de tiers et la gestion privée. Par ailleurs, Mansartis a fait récemment parler de lui en recrutant deux gérants seniors pour son équipe de gestion OPCVM. Après Cécile Imbert, qui gérait auparavant un fonds investi sur le marché américain chez Prigest, arrivée fin 2013, Sébastien Lemonnier, un ancien de Tocqueville Finance, qui co-pilotait le fonds Tocqueville Value Europe, a rejoint, il y a quelques semaines, l'équipe de gestion.

Quelle stratégie le groupe Mansartis suit-il alors qu'il brillait plutôt jusque là par sa discrétion ? En fait, le changement de nom doit permettre à la société de gestion de gagner en visibilité. La période lui permet, il est vrai, de s'enhardir. En 2013, Mansartis a enregistré une collecte légèrement positive " comprise entre 5 et 10 millions d'euros " qui, conjuguée à un effet marché favorable (+6%), a permis à l'encours global de la société de passer " d'environ 550 millions à 600 millions " . Dans ce cadre, les 6 fonds publics représentent, à eux seuls, la moitié de cet encours global... d'où l'attention portée à la gestion OPCVM. De fait, en 2014, Mansartis table sur une collecte comprise entre 40 et 50 millions d'euros dont, selon son président, le quart est d'ores et déjà réalisé. Avec une explication à la clé : sa gestion très typée " actions" bénéficie de vents porteurs. L'activité est en effet articulée autour de 2 pôles : les fonds spécialisés, exclusivement actions et les fonds diversifiés investis à 60% en actions. Or, compte tenu de la faiblesse des rendements obligataires et monétaires " les actions gagnent mécaniquement en attrait" . Ce qui doit profiter à la société. D'autre part, on estime chez Mansartis qu'un potentiel de hausse supplémentaire existe sur les marchés actions. En chiffres, le groupe entend d'ailleurs rééditer cette année sa performance de l'an passé puisqu'il prévoit un effet marché positif compris entre +5% et +6%...

Reste le développement externe. Mais, ici, pas de bouleversement à l'horizon : le modèle de croissance de Mansartis repose sur une clientèle très concentrée (moins de 400 clients) répartie en 2 catégories : les personnes physiques d'une part, les fondations, associations, ONG d'autre part. Cette clientèle, dans son ensemble, est française à 90%.

Par ailleurs, le responsable de la société de gestion n'entend pas remettre en cause une autre spécificité de Mansartis : son " architecture fermée " . Dans les faits, la société de gestion a pour principal client OPCVM sa propre gestion privée. Dans ce contexte, bien qu'environ 80% du CA de Mansartis soit généré par la gestion OPCVM, les synergies entre les différents métiers du groupe semblent évidentes. Ainsi, Philippe Chauviré qui gère le fonds Mansartis Investissements, gère également des portefeuilles pour des clients privés et institutionnels.

Pour le reste, Guillaume Jalenques de Labeau se dit très attaché à l'indépendance de Mansartis. Il estime que sa société de gestion a maintenant atteint une taille critique qui doit lui permette de " rester performant dans la collecte même sans réseau " . De nouveaux recrutements pour accompagner la croissance de son groupe ne sont donc pas exclus. Dans l'immédiat, l'établissement entend poursuivre à son rythme son développement. Reste à savoir si le renforcement de l'équipe de gestion en interne et les nouvelles ambitions concomitantes ne souffriront pas tôt ou tard de l'absence de nouveaux débouchés...

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