Le groupe interrogé après l'incendie de la discothèque

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INCENDIE MEURTRIER DANS UNE DISCOTHÈQUE AU BRÉSIL
INCENDIE MEURTRIER DANS UNE DISCOTHÈQUE AU BRÉSIL

SANTA MARIA, Brésil (Reuters) - Les premières funérailles des 231 victimes de l'incendie d'une discothèque au Brésil ont eu lieu lundi dans la ville de Santa Maria où la police interroge le propriétaire de l'établissement et les membres du groupe de musique qui animait la soirée.

Le bilan, fixé dimanche soir à 233 tués, a été revu à la baisse dans la nuit, mais 82 personnes sont toujours hospitalisées et une trentaine sont grièvement blessées.

Selon certains témoins, le lancement d'une fusée pyrotechnique par le groupe aurait déclenché l'incendie, ce dont doutent les cinq survivants de la formation, dont l'accordéoniste a été tué.

"Il y avait plein de câbles (qui pendaient du plafond), peut-être qu'il y a eu un court circuit", a déclaré Rodrigo Lemos Martins, le guitariste.

Le procureur a précisé qu'aucun chef d'accusation ne devrait être retenu contre les personnes interrogées.

De nombreux cercueils étaient alignés lundi dans un gymnase de cette ville du sud du pays, utilisé comme morgue improvisée. Certains étaient recouverts du drapeau de l'équipe de football préférée des victimes.

Les 231 morts ont été asphyxiés ou piétinés dans la cohue, quand le feu a pris vers 02h30 et s'est propagé en quelques secondes à l'intérieur de l'établissement, le Kiss.

Les proches des victimes craignent que la police et la justice ne mettent des années à déterminer et condamner les responsables de l'incendie, le plus meurtrier depuis plus de cinquante ans au Brésil.

En Argentine voisine, l'enquête sur l'incendie en 2004 de la discothèque Republica Cromagnon, qui avait tué 192 personnes, a mis plus de six ans à mettre en évidence la responsabilité de membres du groupe qui animait la soirée.

"On ne peut pas faire confiance à la mairie, à la police ou à qui que ce soit qui permet à un millier de personnes de participer à une fête dans ces conditions", a lancé Erica Weber, la mère de la camarade de classe d'une des victimes au Brésil.

Les normes de sécurité brésiliennes et les capacités des services de secours font l'objet d'une attention particulière dans la perspective de la Coupe du monde de football 2014 et des Jeux olympiques de Rio, deux ans plus tard.

Ana Flor, Julien Dury pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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