Le groupe Ikea a reçu des lettres de menaces

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IKEA REÇOIT DES LETTRES DE MENACES
IKEA REÇOIT DES LETTRES DE MENACES

PARIS (Reuters) - Le groupe suédois Ikea a annoncé mardi avoir reçu plusieurs lettres de menaces en France exigeant des dons plus conséquents à des ?uvres de charité sous peine de représailles.

Le ou les auteurs des lettres ont fixé un ultimatum à ce mardi 28 mai en menaçant de mettre des bombes ou de déclencher des incendies dans des enseignes en France, a-t-on précisé de source policière.

La dernière lettre a été adressée le 23 mai à une chaîne de télévision à Strasbourg et une plainte a été déposée par le groupe dans les Yvelines, où se trouve son siège en France, le 24 mai, a-t-on précisé de même source.

Les lettres de menaces sont signées "Franck Steel" et "Robin Wood" (en anglais Robin des Bois se dit Robin Hood) depuis une adresse parisienne inexistante dans le 7e arrondissement, a-t-on ajouté.

Dans un communiqué, le géant de l'ameublement estime qu'il s'agit d'un "chantage cherchant à porter atteinte à l'image de l'entreprise."

"Ikea a reçu des courriers, exigeant que l'entreprise effectue des dons plus importants à certaines ?uvres de charité, faute de quoi Ikea serait la cible d'actions de représailles", écrit-il.

Disant prendre la situation au sérieux, l'entreprise, qui a été victime en 2011 de petites explosions dans ses magasins en France, en Belgique et aux Pays-Bas, affirme coopérer avec la police et avoir renforcé les mesures de sécurité dans ses magasins en France.

Le groupe Ikea mène une politique de mécénat humanitaire à travers la Fondation Ikea qui a donné en 2012 82 millions d'euros pour financer différents projets à travers le monde, précise le groupe.

Selon Le Parisien daté de mardi, qui a révélé l'information, l'entreprise est la cible de menaces en France depuis décembre 2012. Selon une source policière, des lettres ont été envoyées à Ikea en Allemagne en janvier dernier.

Le ou les expéditeurs des missives exigeraient, outre le versement à des ?uvres de charité, une rançon de plusieurs millions d'euros et une revalorisation salariale pour l'ensemble des employés, affirme le quotidien.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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