Le grand mufti saoudien critique les Iraniens avant le hadj

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    DUBAI, 7 septembre (Reuters) - Les dirigeants iraniens ne 
sont pas musulmans, a déclaré le grand mufti d'Arabie saoudite 
Cheikh Abdoulaziz Al al Cheikh, la plus haute autorité du 
royaume, dans des propos relayés mercredi par le site 
d'information anglophone Arab News. 
    Cheikh Abdoulaziz Al al Cheikh réagissait aux propos tenus 
par l'ayatollah Ali Khamenei, guide de la révolution iranienne, 
qui a critiqué lundi l'organisation du pèlerinage de la Mecque 
par les autorités saoudiennes et suggéré que les pays musulmans 
devraient réfléchir à retirer à Ryad l'organisation du hadj. 
    Ali Khamenei faisait référence à la bousculade qui s'est 
produite l'an passé dans la ville sainte saoudienne et aurait 
provoqué la mort de plus de 2.000 fidèles. Le religieux iranien 
estimait que les autorités saoudiennes avaient "assassiné" 
certaines victimes et que les dirigeants du royaume étaient sans 
foi, ni Dieu. 
    Ces échanges verbaux cristallisent la rivalité entre les 
deux puissances régionales qui s'affrontent indirectement aux 
travers des conflits en Syrie ou au Yémen. 
    Interrogé par le journal Makkah, le grand mufti saoudien a 
dit ne pas être surpris par les critiques d'Ali Khamenei. 
    "Il faut comprendre qu'ils ne sont pas musulmans. (...)", a 
lancé Cheikh Abdoulaziz Al al Cheikh selon des propos relayés 
par Arab News. "Leur hostilité vis-à-vis des musulmans est 
ancienne et leurs principaux ennemis sont les adeptes de la 
sunna (les sunnites)", a-t-il poursuivi. 
    Les dirigeants iraniens sont les "disciples d'un mage", 
a-t-il dit, faisant référence au zoroastrisme, le culte 
religieux le plus observé dans l'ancienne Perse avant son 
invasion par les Arabes. 
    Ces propos ont été condamnés par le ministre iranien des 
Affaires étrangères qui s'en est pris à la mouvance saoudienne 
wahhabite. 
    "Effectivement, il n'y a pas de point commun entre l'islam 
des Iraniens ni celui de la majorité des musulmans et 
l'intolérance extrémiste que prêchent les principaux dignitaires 
wahhabites et les maîtres saoudiens de la terreur", écrit sur 
Twitter Mohammad Javad Zarif. 
    L'Arabie saoudite a rompu en janvier ses relations 
diplomatiques avec Téhéran après l'attaque de l'ambassade 
saoudienne dans la capitale iranienne. Ce mouvement de colère 
faisait suite à l'exécution d'un religieux chiite condamné à 
mort par la justice saoudienne. 
     
 
 (William Maclean, Sami Aboudi et Babak Dehghanpisheh; Nicolas 
Delame pour le service français) 
 
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  • charleco le mercredi 7 sept 2016 à 17:53

    Le problème n'est pas tant entre sunnites et chiistes qu'entre l'islam en général et le wahhabisme des saoudiens. C'est le wahhabisme qui ne représente pas l'islam puisque c'est une secte politique totalitaire qui n'a plus rien à voir avec l'islam.

  • M7163258 le mercredi 7 sept 2016 à 16:52

    Eternel,originel conflit chiites sunnites dont on voudrait absolument rendre responsables les occidentaux, c'est tellement plus confortable un bouc émissaire responsable de tous les malheurs des pauvres musulmans!!!

  • M7163258 le mercredi 7 sept 2016 à 16:07

    Amour et paix!!!