Le «grand écart des prix» des lentilles de contact épinglé

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L'association CLCV dénonce dans une enquête publiée ce mardi un écart de prix qui va du simple au triple au rayon des lentilles de contact et de leurs produits de nettoyage. Elle demande un plafonnement des remboursements pour encourager une baisse des prix.

«Faire jouer la concurrence.» L'association CLCV appelle les consommateurs à «visiter plusieurs enseignes» avant d'acheter des lentilles de contact et/ou leurs produits de nettoyage. Elle publie ce mardi une enquête* qui dénonce le «grand écart des prix» sur ces produits chez les opticiens et pharmaciens. «Si on considère à chaque fois la moyenne des cinq prix les plus bas et des cinq prix les plus élevés, on constate des écarts allant de 52 euros à 92 euros pour des Biofinity multifocal, de 70,80 euros à 122,80 euros pour des Proclear multifocal toriques, ou encore de 11,96 euros à 41,50 euros pour des Soflens 59», alerte-t-elle. Les modèles, tous à port mensuel, ont été «choisis au hasard».

Concrètement, pour des lentilles Proclear multifocal toriques, les prix relevés vont de 70 euros chez un opticien du 12e arrondissement de Paris ou chez un autre de Mérignac, à 128 euros chez un opticien de Tourcoing. Soit un différentiel de 1,8 entre ces magasins. Pour des Softlens 59, le prix le plus bas de 11,10 euros a été constaté sur le site optic.E-Leclerc et le plus élevé -à 45 euros, soit quatre fois plus cher- est pratiqué dans le parc commercial de Pont Scorff, dans le Morbihan. «Les prix des lentilles de contact peuvent ainsi doubler, voire tripler d'un magasin à l'autre», résume la CLCV.

Même topo pour les produits de nettoyage... L'association a dressé un comparatif des trois marques les plus choisies par les consommateurs: Aosept (CibaVision), Renu eco MPS (Bausch & Lomb) et Optifree pure moist (Alcon). Résultat, le prix du flacon de Renu varie de 6,90 euros chez un opticien Afflelou de Tours à 19,90 euros dans une pharmacie de la rue Ordener (18e arrondissement) à Paris. Pour Aosept, le moins cher a été trouvé à 12 euros chez un opticien Afflelou de Cahors et le plus cher chez un opticien de Pont Scorff à 20 euros.

Plafonnement des remboursements

Que ce soit pour les lentilles ou pour les produits, la CLCV conclut que les prix sur Internet ne sont pas nécessairement plus intéressants qu'en magasin. C'est pourquoi elle encourage les consommateurs à comparer les prix. «Pour les personnes concernées, il s'agit d'un produit acheté couramment tout au long de la vie, et même après remboursement de la mutuelle, comparer les prix permet d'économiser au moins 100 euros par an.» Si les prix des produits de nettoyage «relèvent à ce jour du jeu normal de la concurrence», il n'en est pas de même pour les lentilles, souligne l'association. Celles-ci, en effet, sont «souvent sujettes à remboursement et il est probable, qu'à l'instar des lunettes, les opticiens ajustent leurs tarifs en fonction de la politique de remboursement des mutuelles».

La CLCV milite donc en faveur d'un plafonnement des remboursements par les mutuelles, «à l'instar de ce qui est désormais la règle pour les verres correcteurs de lunettes» et ce afin de faire pression sur les prix à la baisse. En outre, selon l'association, les mutuelles devraient «orienter les consommateurs vers les commerçants dont les prix sont raisonnables».

*L'enquête a été réalisée du 15 novembre au 31 décembre dans 12 départements - Bouches du Rhône, Gard, Gironde, Ille et Vilaine, Indre et Loire, Loire Atlantique, Morbihan, Puy de Dôme, Saône et Loire, Paris, Deux Sèvres - auprès d'opticiens et pharmaciens.

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