Le grand désarroi des réfugiés de l'aéroport de Bangui

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Plus de 100.000 habitants chrétiens de la capitale centrafricaine se massent autour du camp des troupes françaises.

Dans la lumière faible du petit matin, entre les bancs de brume, les carcasses des avions russes ressemblent à de gros insectes. Sous leurs ailes cassées, des centaines de personnes sont tassées sous des bâches, de vieux tissus accrochés çà et là pour se protéger un peu du soleil, de la pluie et du reste. Quelques femmes, chanceuses, allument du feu pour faire cuire un léger repas. Comme souvent, la plupart ne mangeront pas. Devant les avions au rebut s'étendent des dizaines de milliers de cahutes improvisées, simples bouts de bois couverts de feuilles, où les Banguissois s'amassent, mal contenus par les barbelés qui protègent les pistes.

Le camp de réfugiés de l'aéroport est le plus grand de Bangui. Il a surgi, brutalement, dès que les combats en ville ont débuté, le 5 décembre dernier. Les «habitants» l'ont surnommé le Ledger, comme le ...

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