Le grand bond en avant de la finance alternative

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Façade de KissKissBankBank à Paris.
Façade de KissKissBankBank à Paris.

En Europe, ce marché devrait atteindre environ 8 milliards d’euros en 2016, selon une étude de l’université de Cambridge en partenariat avec KPMG, publiée lundi 21 novembre.

Qu’on l’appelle financement participatif, alternatif ou crowdfunding, l’idée est toujours la même, se passer des banques pour obtenir de l’argent. Que ce soit sous forme de dons, de prêts ou de capital. Ce marché est aujourd’hui en pleine expansion.

Selon l’étude publiée lundi 21 novembre par l’université de Cambridge en partenariat avec KPMG, quelque 5,431 milliards d’euros ont transité en Europe en 2015 à travers ces plates-formes alternatives en ligne, soit une hausse de 92 % en un an.

A titre de comparaison, ces nouveaux acteurs ont financé, dans le même temps, 33,6 milliards d’euros en Amérique du Nord et 94,6 milliards d’euros en Asie. « En se fondant sur un taux de croissance conservateur de 50 %, nous estimons que le marché européen de la finance alternative en ligne devrait atteindre environ 8 milliards d’euros en 2016 », prédit l’étude.

Bémol : l’essentiel de l’activité s’opère au Royaume-Uni, qui a représenté 4,412 milliards d’euros à lui tout seul en 2015. Pourtant, sur les 372 plates-formes auprès desquelles les données ont été collectées, 273 opèrent en dehors du berceau européen du crowdfunding.

La France au deuxième rang en Europe « La réglementation est plus souple au Royaume-Uni. La forte concentration du secteur bancaire renforce le besoin d’alternative pour les entreprises. Et puis, culturellement, les Anglo-Saxons montrent en général plus d’appétit au risque que l’Europe continentale », explique Antoine Bernabeu, associé chez KPMG.

Même si elle arr...

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