Le gouvernement valide les LGV Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax

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PARIS, 26 septembre (Reuters) - Le gouvernement a annoncé samedi avoir validé les projets de lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax malgré l'avis consultatif défavorable émis par une commission d'enquête publique chargée d'évaluer la pertinence de leur construction. "Le gouvernement a décidé de poursuivre la procédure GPSO (grand projet ferroviaire du Sud-Ouest NDLR) pour les LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse en saisissant pour avis le Conseil d'Etat", écrit le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies sur son compte Twitter. "Ce soutien du gouvernement aux LGV Bordeaux-Dax et Toulouse marque une étape importante pour l'avenir de l'arc Atlantique et du Sud-Ouest". Cette décision a aussitôt été dénoncée par l'eurodéputé Europe Ecologie-Les Verts (EELV) José Bové. "LGV Bordeaux Toulouse : enquête publique défavorable, avis négatif de la Cour des comptes mais accord du gouvernement. On marche à l'envers", a-t-il écrit sur Twitter. Elle a en revanche été saluée par le maire Les Républicains de Bordeaux, Alain Juppé, qui a estimé que le gouvernement avait "entendu nos collectivités". "La LGV ira à Toulouse et à Dax vers l'Espagne. Bonne nouvelle pour Bordeaux et l'Aquitaine", a-t-il écrit, toujours sur Twitter. Dans son rapport publié en mars, la commission d'enquête estimait que si le projet était positif en termes de gain de temps et de retombées économiques pour les grandes métropoles, les aspects environnementaux n'avaient pas été suffisamment pris en compte. Elle notait également que les alternatives à la grande vitesse n'avaient pas été suffisamment étudiées et que les deux lignes favoriseraient une certaine métropolisation au détriment des zones rurales et des villes moyennes. Le coût de la création de ces 327 km de lignes nouvelles est estimé à 8,3 milliards d'euros. Les travaux devraient durer de cinq à sept ans. Bordeaux-Toulouse doit être mis en service en 2024 et Bordeaux-Dax en 2027. Ces deux projets s'inscrivent dans la continuité de la LGV Tours-Bordeaux qui devrait être mise en service en juillet 2017 et mettra Bordeaux à deux heures de Paris. L'axe Bordeaux-Espagne fait partie d'un corridor prioritaire dans le cadre de la politique européenne des transports qui permettrait un raccordement au projet de ligne nouvelle Vitoria-Bilbao-San Sebastian. (Marine Pennetier)

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