Le gouvernement US devra diffuser de nouveaux emails de Clinton

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 (Actualisé avec précisions) 
    WASHINGTON, 23 août (Reuters) - La justice américaine a 
ordonné lundi au département d'Etat d'organiser la diffusion de 
14.900 documents relevant de la correspondance électronique 
d'Hillary Clinton dans le cadre de l'enquête du FBI sur 
l'utilisation par l'ex-Première dame d'un serveur de messagerie 
privé quand elle occupait les fonctions de secrétaire d'Etat. 
    Une audience a été fixée au 23 septembre pour établir le 
calendrier précis de la diffusion des mails. Il se pourrait donc 
que certains documents soient rendus publics avant l'élection du 
8 novembre qui opposera la démocrate Hillary Clinton au 
républicain Donald Trump. 
    Le département d'Etat est en train d'examiner ces 14.900 
documents, a indiqué le porte-parole du département d'Etat Mark 
Toner. Il faut établir, a-t-il dit, s'ils ne font pas double 
emploi avec les quelques 30.000 courriels (équivalent à 55.000 
documents) déjà passés au crible et rendus publics. Il s'est 
avéré que plus de 2.000 mails contenaient des informations 
confidentielles. 
    Lundi également, une autre série d'emails d'Hillary Clinton 
ont été rendus publics par le groupe conservateur Judicial Watch 
qui les a obtenus sur décision de justice. 
    Selon Judicial Watch, cette correspondance montre que les 
donateurs de la fondation caritative de la famille Clinton ont 
cherché à contacter Hillary Clinton quand elle était secrétaire 
d'Etat lors du premier mandat de Barack Obama entre 2009 et 
2013. 
    Le département d'Etat estime qu'il n'y a pas 
d'"inconvenance" à ce que des responsables de fondation aient 
cherché à rencontrer Hillary Clinton, a déclaré Mark Toner, qui 
précise que les secrétaires d'Etat et leurs conseillers 
reçoivent souvent ce genre de requête. 
    Par ailleurs, l'ancien secrétaire d'Etat Colin Powell 
(2001-2005) a démenti ce week-end dans le magazine People les 
informations selon lesquelles Hillary Clinton aurait dit aux 
enquêteurs du FBI que c'était sur sa suggestion qu'elle avait 
utilisé un système de messagerie personnel.   
    Dans les conclusions de son enquête sur les courriels, le 
Federal Bureau of Investigation (FBI) a estimé que l'ancienne 
chef de la diplomatie américaine avait été "extrêmement 
négligente" dans le traitement de l'information sensible en 
utilisant un serveur privé mais a dit qu'il ne recommanderait 
pas de poursuites contre elle.  
 
 (Ginger Gibson et Arshad Mohammed; Danielle Rouquié pour le 
service français) 
 
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