Le gouvernement thaïlandais piégé par son prix du riz garanti

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La Thaïlande va prolonger jusqu'à l'été sa subvention aux producteurs de riz, et envisage des mesures de soutien à l'exportation. Le gouvernement est piégé par les promesses électorales faites en juillet par la candidate à la présidence, qui coûtent cher une fois au pouvoir. Le prix majoré a conduit à un amoncellement de stocks dans les greniers publics.

Le prix garanti de 15.000 baths (490$ la tonne) était tenable au moment des élections, parce que l'Inde n'exportait plus de riz blanc depuis trois ans, explique Patricio Mendez del Villar, chercheur au Cirad. Premier exportateur mondial, la Thaïlande pensait pouvoir imposer son prix au marché. Mais proposé à 800$ la tonne à l'export, le riz thaïlandais n'est plus compétitif.
Dans un contexte d'offre excédentaire, avec 3 à 5 millions de tonnes de riz indien de plus sur le marché, proposé à prix bas, et une demande asiatique moindre que les années précédentes, le pari thaïlandais ne tient plus.

Bangkok va devoir conclure des contrats de gouvernement à gouvernement pour écouler représentant le tiers de sa production, un excédent de 8 millions de tonnes. Certains pays importateurs seraient potentiellement preneurs, comme le Bangladesh, les Philippines, l'Indonésie, et l'Iran, qui pratique systématiquement l'achat public. Dans ce type de contrat, toutes sortes de formules sont possibles, le troc, les remises et les arrangements diplomatiques.

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