Le gouvernement tchèque exclut un référendum sur l'UE

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 (Ajoute précisions, déclarations du président et du 
gouvernement tchèques) 
    PRAGUE, 1er juillet (Reuters) - Le gouvernement tchèque n'a 
aucune intention d'organiser un référendum sur l'appartenance de 
la République tchèque à l'Union européenne ou à l'Alliance 
atlantique, a indiqué vendredi le Premier ministre Bohuslav 
Sobotka dans un communiqué. 
     Le président tchèque Milos Zeman avait déclaré jeudi lors 
d'un meeting à Velke Mezirici, à l'est du pays, qu'il souhaitait 
la tenue d'une consultation référendaire sur l'adhésion de son 
pays à l'UE et à l'Otan, dans le sillage du vote britannique 
favorable au "Brexit". 
    Le chef de l'Etat, qui a précisé qu'il soutenait le maintien 
de la République tchèque au sein de ces deux organisations, n'a 
pas le pouvoir de convoquer une telle consultation mais détient 
une grande influence dans ce pays eurosceptique. 
    "Je ne suis pas d'accord avec ceux qui partent de l'Union 
européenne", avait-il affirmé. "Mais je ferai tout ce qui est en 
mon pouvoir pour qu'ils aient un référendum et qu'ils puissent 
s'exprimer. Et c'est la même chose pour l'Otan". 
    Le gouvernement tchèque n'a pas tardé à rejeter la 
proposition du président. "L'appartenance à ces organisations 
est une garantie de stabilité et de sécurité", a indiqué 
vendredi dans un communiqué le porte-parole du Premier ministre 
Bohuslav Sobotka. 
    "Le gouvernement ne conçoit aucune mesure qui pourrait 
remettre en question notre adhésion et l'orientation à long 
terme de la politique extérieure de la République tchèque. Par 
conséquent, il n'envisage pas de référendum", a-t-il assuré. 
    Andrej Babis, leader du parti ANO (Action des citoyens 
mécontents) qui fait partie de la coalition de centre-gauche au 
pouvoir, a apporté son soutien à Sobotka vendredi en affirmant 
qu'un référendum aurait des conséquences néfastes, selon le site 
Novinky.cz.  
    La République tchèque a rejoint l'Union européenne en 2004 
mais a glissé avec le temps dans le camp des eurosceptiques. Un 
sondage de l'institut tchèque CVVM en avril a montré que seuls 
25% des Tchèques étaient satisfaits de l'appartenance à l'UE, 
contre 32% l'année précédente.  
    Dans la Slovaquie voisine, le Parti populaire slovaque, 
d'extrême-droite, a lancé une pétition vendredi pour la tenue de 
référendums sur l'appartenance à l'UE et à l'Otan.  
     
 
 (Robert Muller; Pierre Sérisier pour le service français) 
 
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