Le gouvernement s'attaque aux pannes d'ascenseurs

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Le ministre de la Ville, Patrick Kanner, a inauguré une collaboration entre ascensoristes et bailleurs sociaux afin de réduire les pannes d’ascenseurs, un problème qui est aussi technique que social.

Les ascenseurs, c’est du sérieux! Et pour cause: «c’est le moyen de transport le plus utilisé par les Français», s’enhardit Patrick Kanner, ministre de la Ville, qui était en visite ce jeudi dans un immeuble du XVIIIe arrondissement de Paris. Cent millions de renvois d’ascenseur par jour, cela n’est pas négligeable. C’est pour cette raison que le gouvernement et la mairie de Paris ont décidé de lancer une coopération étroite avec l’Union sociale pour l’Habitat et la Fédération des Ascenseurs pour l’amélioration du service rendu aux usagers du parc social dans les quartiers.

Au 74, rue de la Chapelle, une petite trentaine de personnes a accompagné le ministre pour une visite de l’immeuble, qui comporte 49 logements sociaux... et son ascenseur. La visite dure à peine un quart d’heure. À la sortie, une petite foule se forme devant l’immeuble autour du ministre. Le maire du XVIIIe arrondissement, Éric Lejoindre, est également présent. À une vingtaine de mètres, le rassemblement à éveillé la curiosité des jeunes du quartier.

20 à 25% des ascenseurs posent problème

«On compte 530.000 ascenseurs en France, précise Pierre Hardouin, président de la fédération des ascenseurs. C’est comme une voiture, cela s’entretient. Et un ascenseur s’entretient d’autant plus si il sert beaucoup.» Un ascenseur qui sert régulièrement doit être complètement «upgradé» - selon le terme employé par monsieur Hardouin - tous les 15 à 20 ans. Pour un ascenseur qui sert rarement, la rénovation peut attendre 30 années. «On peut imaginer aujourd’hui qu’il y a entre 20 et 25% des ascenseurs qui posent problème», précise Alain Cacheux, président de l’Union sociale pour l’habitat.

Un grand nombre de résidences du parc social ont été construites dans les années 60 ou 70. C’est particulièrement le cas dans le XVIIIe arrondissement. Et pour beaucoup de ces résidences, c’est toujours le même appareil qui est en marche... Pour certains, les pièces à changer en cas de panne n’existent même plus. Ce qui rend le dépannage encore plus complexe. La loi de Robien (votée en 2003) a amélioré les collaborations entre bailleurs sociaux et ascensoristes. Mais il y a encore des progrès à faire.

Un ascenseur va au-delà d’un simple service. «Quand un ascenseur ne marche pas, quelle injustice! On a l’impression d’être privé de sa liberté. À raison d’ailleurs», explique Patrick Kanner. C’est donc aussi de lien social qu’il s’agit, d’accès aux commerces de proximité, de mobilité et d’échanges pour tous les habitants du quartier, y compris les moins mobiles. «Je suis heureux de rassembler sur un sujet de la vie quotidienne comme celui-ci», conclut le ministre de la Ville.

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  • gnapi le vendredi 13 nov 2015 à 13:12

    Maintenant rien n'empêche de faire appel à des réparateurs efficaces ... mais comme ce sotn des deniers publiques, la notion d'efficacité est taboue.

  • gnapi le vendredi 13 nov 2015 à 13:11

    C'est justement pour ces raisons qu'il y a 5 ans environs on rinçait les copropriétés pour la mise aux normes des ascenseurs. Mise au norme si dispendieuse que les bailleurs sociaux avaient eu des ajustements de calendriers. Soit c'était inutile et dans ce cas on a spolié les proprios au profit es syndics et collecteur de TVA. Soit c'était utile et on a sceimment repoussé ce qui était nécessaire pour les bailleurs sociaux. Bref, du gd n'importe quoi comme à chaque fois que l'Etat se mêle de tout

  • dupon666 le jeudi 12 nov 2015 à 19:30

    l'ascenseur du pib?..celui du chomage va bien