Le gouvernement s'attaque au gaspillage alimentaire

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UN PLAN GOUVERNEMENTAL CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE
UN PLAN GOUVERNEMENTAL CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a dévoilé vendredi son plan national de lutte contre le gaspillage alimentaire qui prévoit notamment de simplifier l'affichage des dates de péremption et de favoriser les accords entre grandes surfaces et associations caritatives.

Avec ce plan, l'Etat espère diviser par deux le gaspillage alimentaire d'ici 2025 à l'heure où chaque foyer français jette en moyenne 20 kg de nourriture par an, ce qui représente un coût de 400 euros pour une famille de quatre personnes.

"C'est l'affaire de chacun, chacun peut agir, peut traquer son propre gaspillage. Ça concerne les consommateurs que nous sommes mais ça concerne aussi les entreprises, les producteurs et la grande distribution", a estimé le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, sur France Info.

"Aujourd'hui le système du don n'est pas au point et donc c'est un enjeu de ce pacte, de faciliter le don par des accords entre une grande surface et une association de solidarité", a-t-il ajouté.

Des filières de récupération des invendus, qui s'appuieront sur le secteur de l'économie sociale et solidaire, vont ainsi être mises en place. Les clients vont être progressivement sensibilisés à l'achat de fruits et de légumes "hors normes esthétiques" et la vente en vrac va être généralisée.

Les industriels vont être incités à simplifier l'affichage des dates de péremption dès décembre 2014, en remplaçant la mention DLUO par la mention "à consommer de préférence avant."

"La mention DLUO, date limite d'utilisation optimale, aujourd'hui on n'y comprend pas grand-chose, parce qu'on se dit qu'au-delà de la limite ça ne sera plus bon", souligne Guillaume Garot. "Là on gaspille parce que même si vous dépassez la date limite (d'un paquet de gâteau), il est toujours consommable. Certes, le biscuit sera peut-être moins croustillant mais il aura gardé ses qualités nutritionnelles."

Parmi les autres mesures prévues dans le cadre de ce pacte, la mise en place de formations sur le thème de la lutte contre le gaspillage au sein des lycées agricoles et des écoles hôtelières à la rentrée 2014.

L'Etat va également inscrire des clauses anti-gaspillage dans les marchés publics de la restauration collective d'ici à 2014, qui porteront notamment sur la taille des portions selon le public concerné.

Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse

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  • dlabore le vendredi 14 juin 2013 à 20:09

    les super marches pourrons garder sur les rayons la camelotte plus longtemps moins de perte mais plus de benef

  • lorant21 le vendredi 14 juin 2013 à 17:27

    Aucunj intérêt. Je consomme déjà des yaourts qui ont dépassé la limite. Les pates, je me fiche de la date. mais bon, si cela permet à ce demi-ministre de se faire connaitre et d'exister, pas de problème. Il a dit ce matin que le gaspillage alimentaire est le problème n°1 du 21ième siècle... Avec les chevilles qu'il a, cela va le régler.