Le gouvernement reverrait l'inflation 2016 en baisse à +0,1%

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L'INFLATION 2016 AURAIT ÉTÉ REVUE EN BAISSE À +0,1%
L'INFLATION 2016 AURAIT ÉTÉ REVUE EN BAISSE À +0,1%

PARIS (Reuters) - Le gouvernement va revoir en baisse à 0,1%, contre 1,0% auparavant, sa prévision d'inflation pour 2016 en France, ce qui le contraindra à procéder à des économies de près de 4,0 milliards d'euros pour respecter ses objectifs de réduction du déficit public, rapportent mercredi Les Echos.

Le nouveau scénario d'inflation figurera dans le programme de stabilité annuel présenté mercredi prochain en conseil des ministres, qui repose aussi sur une hypothèse de croissance maintenue à 1,5%, indique le journal.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé à plusieurs reprises la volonté du gouvernement de respecter son plan de marche sur le déficit public, en le ramenant à 3,3% du PIB en 2016 puis sous 3% (à 2,7%) en 2017, dans les clous du pacte de stabilité et de croissance, après avoir obtenu à deux reprises des délais de ses pairs européens.

Il sera aidé pour cela, au moins cette année, par la performance meilleure qu'attendue enregistrée en 2015, avec un déficit abaissé à 3,5% du PIB contre 3,8% prévu initialement.

Le gouvernement mise également toujours sur une croissance de 1,5% de la richesse nationale en 2016 bien que les organisations internationales (FMI, OCDE) et la Commission européenne aient revu en baisse ces derniers mois leurs anticipations pour la France (de 1,2% à 1,3%).

Outre la croissance de l'activité, il s'appuie, pour réduire le poids de ses déficits, sur un programme de 50 milliards d'euros d'économies sur trois ans, dont 16,0 milliards cette année et 15,4 milliards en 2017.

NOUVELLE CORRECTION DU BUDGET

Ces économies étant calculées par rapport à une tendance de croissance, la faiblesse de l'inflation, à laquelle il a déjà dû s'adapter en 2015, lui complique la tâche.

Pour sa nouvelle prévision, il s'est calé comme il l'avait dit sur les dernières projections de la Banque centrale européenne, à savoir une hausse des prix limitée à 0,1% cette année contre 1,0% prévu dans le budget voté l'automne dernier.

Le ministère des Finances la voit repartir ensuite à 1,0% l'an prochain, indiquent Les Echos.

Les rentrées de TVA, la première des recettes fiscales, étant impactées par une inflation faible, Bercy avait dû corriger son budget 2015 en cours d'année en annulant une série de crédits programmés pour tenir sa trajectoire.

Pour 2016, les économies supplémentaires à trouver se chiffreraient à 3,8 milliards et pour 2017 à 5,0 milliards, selon Les Echos.

S'y ajouteront les compensations, promises à la Commission européenne, des nouvelles dépenses engagées depuis le début de l'année (plan emploi, aide aux agriculteurs, hausse du point d'indice des salaires des fonctionnaires) pour un montant déjà supérieur à 3,0 milliards d'euros rien que pour 2016.

A l'inverse, la faiblesse persistante des taux d'intérêt aura un effet positif sur la charge de la dette, de même que celle de l'évolution des prix pour la partie de cette dette indexée sur l'inflation.

La France a bénéficié l'an passé d'une baisse de 2,3 milliards d'euros de cette charge d'intérêts, bien que sa dette ait augmenté de 56,6 milliards (à 2.096,9 milliards d'euros).

(Yann Le Guernigou, édité par Bertrand Boucey)

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  • JPANTO il y a 8 mois

    Bigre, de 1% à 0,1% ça fait 90 % de marge d'erreur. C'est beaucoup pour les spécialistes de Bercy. Et pour la croissance, l'emploi etc... espérons que les chiffres prévus soient bons.