Le gouvernement rejoint le cap présidentiel sur la compétitivité

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LE GOUVERNEMENT S?ALIGNE SUR LE CAP PRÉSIDENTIEL AU SUJET DE LA COMPÉTITIVITÉ
LE GOUVERNEMENT S?ALIGNE SUR LE CAP PRÉSIDENTIEL AU SUJET DE LA COMPÉTITIVITÉ

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - Après une semaine de cacophonie sur le dossier de la compétitivité, le gouvernement s'est aligné vendredi sur le rappel à l'ordre effectué la veille par François Hollande.

Le chef de l'Etat a indiqué jeudi que le "pacte de compétitivité" qu'il appelle de ses voeux serait largement fondé sur le rapport préparé par l'ancien président exécutif d'EADS Louis Gallois, un message visiblement reçu par ses ministres.

"Nous proposerons à la France (...) un pacte de compétitivité sur la base des orientations tracées hier par le président de la République dans un discours qui donné le sens et le cap", a commenté vendredi le ministre de l'Economie Pierre Moscovici.

"Le gouvernement attend le rapport Gallois qui sera une contribution extrêmement importante et même une base sur laquelle nous prendrons nos décisions", a-t-il dit à sa sortie d'une réunion de réflexion sur le coût du travail présidée par Jean-Marc Ayrault.

François Hollande a confirmé jeudi soir qu'un transfert des charges sociales des entreprises vers la fiscalité, l'une des mesures phares mais controversées du rapport Gallois, serait bien mise en oeuvre mais sans "choc".

Le chef de l'Etat craint en effet qu'un transfert massif des charges sociales sur la Contribution sociale généralisée (CSG) ou sur la TVA, n'affecte une demande intérieure déjà atone et ne décourage des contribuables déjà largement sollicités pour redresser les comptes publics.

"Il ne s'agit pas de choquer ou de brutaliser", a confirmé Pierre Moscovici, rappelant que le gouvernement se réunirait le 6 novembre, au lendemain de la remise du rapport Gallois, pour définir sa stratégie.

Les "fuites" à répétition sur le rapport Gallois ont entretenu une confusion dont s'est largement inspirée l'opposition pour critiquer le gouvernement.

Le point d'orgue de cette cacophonie a été atteint jeudi quand Le Parisien a prêté à Louis Gallois, la volonté d'abroger les 35 heures, une information démentie dans la journée.

COÛT DU TRAVAIL

La question du coût du travail comme principal obstacle à la compétitivité de la France a donné lieu à des débats musclés au sein du Parti socialiste entre partisans et opposants aux allégements de charges.

Ce débat a aussi donné des armes à l'opposition pour qui le gouvernement vient juste de réaliser la pertinence de la "TVA sociale" votée sous le gouvernement précédent à l'initiative de Nicolas Sarkozy.

François Hollande avait jugé durant la campagne cette mesure injuste socialement et inefficace économiquement, la question de la compétitivité ne relevant pas selon lui que du coût du travail mais d'un manque d'innovation, de recherche ou d'un mauvais positionnement des entreprises françaises.

Le gouvernement répète à l'envi que si la balance commerciale française a atteint un déficit record de 73 milliards d'euros l'an dernier, elle le doit notamment à un manque d'entreprises exportatrices de taille intermédiaire à l'image du "Mittelstand" allemand.

C'est à la future Banque publique d'investissement (BPI) que François Hollande a confié la mission de financer les PME françaises vers le modèle allemand.

Edité par Patrick Vignal

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  • jeepinv le vendredi 26 oct 2012 à 14:01

    Vieux motard que jamais...

  • baljo le vendredi 26 oct 2012 à 14:00

    9 mois déja?

  • M7136507 le vendredi 26 oct 2012 à 13:06

    Un gpuvernement qui se cherche 9 mois après son election et qui n'a pris pas la moindre mesure et qui revient sur des décisions prise par la doite est vouée à l'echec.Et de plus en plus d'electeur PS regrettent leur vote...

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