Le gouvernement propose de racheter les licences de taxis

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LE GOUVERNEMENT POURRAIT RACHETER LES LICENCES DE TAXIS
LE GOUVERNEMENT POURRAIT RACHETER LES LICENCES DE TAXIS

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a dévoilé lundi une série de pistes destinées à apaiser la colère des chauffeurs de taxis, parmi lesquelles figure pour la première fois l'engagement de l'Etat à racheter leurs licences via un fonds de garantie.

Selon une "feuille de route" remise aux acteurs concernés par le secrétaire d'Etat aux Transports, ce fonds pourra être alimenté "par la solidarité au sein du secteur, pour ne pas faire peser ce dispositif sur le contribuable".

La question des licences, pour lesquelles les chauffeurs se sont le plus souvent endettés, est au coeur des crispations entre les taxis et les plateformes de véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), dispensés de détenir un tel agrément.

Les taxis ont manifesté ces derniers mois leur colère en bloquant les axes routiers de grandes villes, comme lundi à Toulouse où plusieurs centaines de véhicules ont mené une opération escargot sur le périphérique.

Le député Laurent Grandguillaume, le médiateur nommé par le gouvernement, avait formulé fin février des propositions, entre autres celle visant à créer un fonds de garantie pour indemniser les taxis.

Le secrétaire d'Etat, Alain Vidalies, l'a reprise à son compte en précisant, dans sa feuille de route, que la cession des licences ne serait pas obligatoire et qu'elle se ferait au prix de l'acquisition, corrigé de l'inflation.

Le fonds de garantie aura deux objectifs, le premier consistant à "sécuriser le parcours professionnel des chauffeurs de taxis" et le second à "fluidifier le marché", peut-on lire dans ce document.

"De nouvelles licences incessibles seront délivrées, pouvant donner lieu à rétribution. La mise en place sera progressive", est-il encore écrit.

La réflexion sur les modalités exactes de mise en oeuvre sera confiée à un groupe de travail composé notamment d'un membre de l'Inspection générale des finances et d'un expert de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer.

Le gouvernement propose par ailleurs de renforcer les contrôles du secteur, de mettre en place une signalétique réservée aux VTC, d'améliorer la formation des chauffeurs ou d'installer un "observatoire national" chargé de rédiger un rapport annuel.

Au total, quatre groupes de travail thématiques devront réfléchir à ces questions, pour une entrée en vigueur dans les mois à venir.

(Simon Carraud, édité par Tangi Salaün)

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  • M7361806 il y a 8 mois

    Les contribuables continuent a entretenir les privilèges !