Le gouvernement planche sur un plan global pour Marseille

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LA VIOLENCE À MARSEILLE AU CENTRE DES PRÉOCCUPATIONS
LA VIOLENCE À MARSEILLE AU CENTRE DES PRÉOCCUPATIONS

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, réunira jeudi douze ministres pour tenter d'élaborer un programme d'action destiné à enrayer la violence endémique qui règne à Marseille, secouée par des règlements de comptes sanglants.

Le gouvernement n'entend pas aborder le sujet sur le seul angle de la sécurité mais prendre en compte tous les paramètres, de la prévention au traitement social ou au logement.

Jean-Marc Ayrault a assuré la semaine dernière que cette réunion était le fruit d'un travail engagé depuis le mois de juillet, mais les récents règlement de comptes - 20 morts depuis le début de l'année dans la région - l'ont sans doute décidé à accélérer le tempo.

Il a invoqué la nécessité de "montrer la détermination du gouvernement à ne pas laisser les choses dériver" dans cette ville mais les élus locaux voudraient des mesures concrètes.

Dans le quotidien Metro, la ministre déléguée à la Précarité, Marie-Arlette Carlotti, explique qu'il s'agit pour le moment de faire un "état des lieux".

Ce comité "n'est pas un plan Marshall pour Marseille. Il n'y aura pas d'effets d'annonces intempestives, mais des dispositions seront prises et il y aura un suivi continu de la ville", a ajouté cette élue de la cité phocéenne.

Les ministres de l'Intérieur, de droite comme de gauche, ont multiplié les visites à Marseille depuis trois ans, sur fond de flambée de la criminalité dans les quartiers Nord où se trouvent les cités et de polémique sur les réponses à y apporter.

L'exécutif a opposé une fin de non recevoir à la suggestion de sénatrice-maire PS des 15e et 16e arrondissements de la ville, Samia Ghali, qui voulait faire intervenir l'armée.

"GUERRES DES BANDES"

Manuel Valls a accusé pour sa part de démagogie le maire UMP Jean-Claude Gaudin, qui demandait que toute la ville soit classée en ZSP, ces zones de sécurité prioritaire annoncées au coeur de l'été par le ministre de l'Intérieur.

Le syndicat Unité SGP police, première organisation pour la police en tenue, insiste sur le fait que Marseille "n'est pas une zone de non-droit ni un Fort Chabrol permanent" comme tentent de le laisser croire les gesticulations politiques.

Dans une analyse publiée avant la réunion de jeudi, il souligne que la montée de la violence dans la cité phocéenne est surtout liée au trafic de stupéfiants.

"Les règlements de compte sont essentiellement liés aux guerres de bandes qui se disputent le leadership du marché. On peut mesurer l'erreur d'avoir délaissé des quartiers entiers, désormais otages de la criminalité", écrit-il.

Selon le syndicat, barricader les cités au nord de Marseille serait une erreur car les trafics se déplaceraient et il faut au contraire ouvrir ces sites aux services publics et rétablir le lien entre la police et la population.

Concernant la délinquance globale, Unité SGP police rappelle que les atteintes aux personnes ont progressé de 6,60 % en 2011 dans les Bouches-du-Rhône, et de 5,22 % sur Marseille. Mais que les sept premiers mois de l'année 2012 affichent un recul de 1,75 % sur le département et 2,22 % sur Marseille.

Le syndicat soulève également la question des effectifs, affirmant que les renforts promis par le précédent gouvernement n'ont pas eu de traduction concrète.

Les policiers actifs seraient passés en mai dernier de 3.643 agents à 3.610 agents, soit un déficit de 33 policiers essentiellement constaté sur Marseille, dit-il.

Selon lui, l'Etat ne montrera vraiment sa détermination que si 300 policiers supplémentaires sont affectés dans le département, dont 100 uniquement dédiés aux quartiers placés en ZSP.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • charleco le jeudi 6 sept 2012 à 13:35

    Les olutions globales : ce sont toujours les pires.

  • M8637171 le jeudi 6 sept 2012 à 09:35

    Le PS est arrivé au pouvoir avec des mesures démagogiques et électoralistes qui par leur apllication ne font malheuresement qu'enfoncer la france dans le déclin.

  • M8637171 le jeudi 6 sept 2012 à 09:34

    Il est vrai que sarko a fait du bon boulot. Le PS a compris qu'il ne valait mieux pas continuer de parler de sarko, car il lui font de la publicité. Et dans quelques mois les gens risqeraient de comparer. ils pourraient s'apercevoir pour ceux qui n'ont pas encore compris que le PS est arrivé au pouvoir sans aucune reflexion de fonds sur les réalités économiques, sociales, sociologiques et morales.

  • M8637171 le jeudi 6 sept 2012 à 09:29

    Par contre que des commissariats s'implantent au coeur des cités permettraient de cantonner et de limiter le traffic tout en sécurisant les braves gens. Le traffic de la drogue est à comparer à la prostitution. On peut le limiter, le cantonner mais pas l'éliminer.

  • M3101717 le jeudi 6 sept 2012 à 09:27

    Avec Sarkozy, la délinquance c'est presque fini ;o)

  • M8637171 le jeudi 6 sept 2012 à 09:26

    Il n'a pas à se presser, tant que les truands de la droque se tuent entre eux. Quoi de plus dissuassif que la mort au bout de ce métier? ce n'est pas la police qui va leur faire peur quel que soit les effectifs. les truands ne risquent que quelques mois de prison à condition qu'ils soient pris en flagrant délit. ce qui est rarement le cas.

  • janaliz le jeudi 6 sept 2012 à 09:22

    Je ne sais si Marseille n'est pas une zone de non droit, mais outre le problème de la grande délinquance il faut aussi parler de l'incivilité érigée en système. Les piétons traversent n'importe où, les feux rouges sont là à titre indicatif ainsi que les "stop" et priorité de toutes sortes. Quant au stationnement, je ne connais pas d'équivalence de grand n'importe quoi en France. Je voyage beaucoup et je peux comparer.

  • M3101717 le jeudi 6 sept 2012 à 09:12

    Bravo à l'equipe précedente pour le travail accompli ;o)

  • M6827458 le jeudi 6 sept 2012 à 09:11

    FAUT PAS REVER!!300, il vont les prendre ou?