Le gouvernement japonais diffère l'officialisation de sa décision sur le nucléaire

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Aujourd'hui quasiment exclu du mix énergétique national, le nucléaire japonais peut-il renaître de ses cendres ?
Aujourd'hui quasiment exclu du mix énergétique national, le nucléaire japonais peut-il renaître de ses cendres ?
L'Allemagne en sait quelque chose, elle qui pourrait se voir dans l'obligation de retarder la transition énergétique décrétée l'an passé par Angela Merkel : sortir de l'atome civil est tout sauf une sinécure.

Sans doute ne faut-il pas chercher ailleurs les raisons du report de la divulgation du plan énergétique japonais par le gouvernement de Yoshihiko Noda. Confrontés aux pressions croissantes de millions de leurs concitoyens, toujours très marqués par l'accident de Fukushima et passablement courroucés par leur décision de remettre en service les réacteurs numéros trois et quatre de la centrale d'Ohi - qui n'offrirait il est vrai pas toutes les garanties en matière de sécurité et serait exposée à un risque non négligeable de catastrophe naturelle -, les pouvoirs publics se sont finalement rangés au scénario de 15 % maximum d'électricité d'origine nucléaire à l'horizon 2030.
Un pourcentage temporaire dans l'attente d'un renoncement définitif dont la date et les conditions demeurent néanmoins à définir. Les associations de protection de l'environnement le trouveront certainement encore trop élevé, mais celui-ci doit être associé à l'objectif pré-Fukushima du précédent gouvernement, à savoir une production nationale d'électricité émanant de 30 à 50 % de l'atome d'ici le milieu du siècle. Par ailleurs, loin d'être renforcé, le parc nucléaire japonais, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de réacteurs, sera au contraire l
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